L’Autorité de supervision financière sud-coréenne (FSS) a publié son plan de travail pour 2026, annonçant l’introduction de systèmes d’analyse automatisés et d’IA pour une surveillance en temps réel du marché des actifs cryptographiques, avec une détection « en secondes et en minutes » des manipulations à haut risque telles que les opérations de baleines ou la manipulation via API. Par ailleurs, la FSS a créé un groupe de préparation à l’introduction de la « Loi fondamentale sur les actifs numériques » afin d’accélérer la législation de la deuxième phase sur les actifs cryptographiques.
(Précédent : La FSC de Corée du Sud lance la discussion sur le cadre réglementaire de la « Loi de protection des utilisateurs d’actifs virtuels » en phase deux, et Taïwan ?)
(Contexte supplémentaire : La Corée du Sud dévoile une « Feuille de route pour les ETF spot en cryptomonnaies », avec des détails à venir au second semestre, en parallèle avec la progression de la « Loi fondamentale sur les actifs numériques »)
Table des matières
L’Autorité de supervision financière sud-coréenne (FSS) a récemment publié son plan de travail pour 2026, déclarant officiellement qu’elle lancerait des inspections ciblées contre les manipulations à haut risque sur le marché des actifs cryptographiques, en intégrant des technologies d’intelligence artificielle comme outil de régulation. Ce plan marque une nouvelle étape dans la régulation des cryptomonnaies en Corée du Sud, en avançant simultanément sur l’amélioration du cadre législatif et l’ouverture limitée des produits financiers.
Selon la planification de la FSS, une plateforme de surveillance combinant intelligence artificielle et analyse automatisée sera mise en place pour scanner en temps réel, en « secondes et minutes », les cryptomonnaies en forte hausse, en marquant automatiquement les modèles de transactions suspects et les groupes de comptes liés, afin d’améliorer la réactivité et l’efficacité des alertes et des enquêtes.
Les cibles principales de cette surveillance incluent cinq catégories :
Concernant la construction réglementaire, la FSS a créé un groupe de préparation pour l’introduction de la « Loi fondamentale sur les actifs numériques », visant à élaborer la réglementation de la deuxième phase. Cette étape se concentre sur trois axes principaux :
Premièrement, le système de divulgation d’informations, exigeant des émetteurs d’actifs cryptographiques et des plateformes d’échange une transparence accrue pour réduire l’asymétrie d’informations ; deuxièmement, la réglementation de la revue et du contrôle interne des échanges, en établissant des standards pour l’audit opérationnel et les contrôles internes afin d’assurer la conformité des plateformes ; enfin, le mécanisme de gestion des frais de transaction : en planifiant la transparence et la catégorisation des frais, pour garantir le droit à l’information des utilisateurs.
Il s’agit d’une étape majeure dans la régulation des cryptomonnaies en Corée du Sud, après la mise en œuvre en 2024 de la « Loi de protection des utilisateurs d’actifs virtuels ».
Il est également notable que la Commission des services financiers de Corée (FSC) a annoncé, dans la même période, l’ouverture à la fois des ETF à effet de levier positifs et négatifs 2x, avec plusieurs mécanismes de protection : la pondération d’un seul titre ne doit pas dépasser 30 %, les investisseurs particuliers doivent suivre une formation préalable, et les produits à effet de levier plus élevé, comme ceux à 3x, ne sont pas encore autorisés.
Ce mouvement est interprété comme une stratégie typique de la régulation sud-coréenne, cherchant un équilibre entre « ouverture » et « protection » — en assouplissant progressivement les seuils des produits financiers tout en protégeant les investisseurs particuliers par l’éducation et des restrictions.