
Un méga-requin à forte liquidité sur la plateforme d’options perpétuelles décentralisée Hyperliquid a ouvert, le dimanche, une position de vente à découvert (short) sur des bitcoins avec effet de levier d’une valeur de 53,00 millions de dollars. Le prix de liquidation a été fixé à 80 630 dollars, puis il a encore renforcé sa position lors de fortes fluctuations du bitcoin. La plateforme de données on-chain CoinGlass montre que ce gigantesque short n’est pas une opération isolée : la même adresse de portefeuille détient aussi un short sur l’argent, plusieurs shorts sur des altcoins et un long sur le pétrole de Brent.
(Source : Hyperliquid)
L’adresse de portefeuille 0x007d76c0ba…443d967a0 a suscité un vif intérêt de la part d’observateurs on-chain en raison de ses énormes opérations multi-actifs. Le fait que la ligne de liquidation soit à 80 630 dollars implique qu’environ seulement un rebond d’au moins 20 % du bitcoin par rapport à son niveau actuel exposerait ce short au risque de clôture forcée, ce qui indique que ce trader s’attend à ce que le bitcoin ne remonte pas de manière significative à court terme.
Short en bitcoins (BTC) : 53,00 millions de dollars, ligne de liquidation à 80 630 dollars, position principale de prise de position baissière
Short en argent : 10,00 millions de dollars, pariant sur la faiblesse de la demande industrielle pour faire baisser le prix de l’argent
Short en altcoins : 21,00 millions de dollars, incluant plusieurs altcoins dont Ethereum
Long sur le pétrole de Brent : 7,00 millions de dollars, pariant sur la poussée des prix de l’énergie via la géopolitique
La logique de l’ensemble de l’allocation est claire : l’unique actif détenu en long est l’énergie ; le reste des actifs crypto et des métaux industriels sont entièrement en short. — Cela correspond très étroitement au cadre macroéconomique « la guerre fait grimper le prix du pétrole, tout en comprimant les actifs à risque ».
La géopolitique exerce une pression : le pétrole de Brent a grimpé lundi à 107 dollars le baril, soit une hausse de 48 % par rapport à fin février. Le blocus du détroit d’Ormuz continue de perturber l’approvisionnement mondial en énergie. Les déclarations contradictoires de Trump cette semaine — d’une part, il affirme que l’accord sur le programme nucléaire iranien a obtenu « des progrès majeurs », et d’autre part il menace de détruire les infrastructures énergétiques iraniennes — rendent difficile l’établissement d’attentes claires sur le marché. Comme près de la moitié de la demande d’argent vient du secteur industriel, l’impact économique apporté par la guerre pèse aussi sur les perspectives de l’argent, renforçant davantage la logique du déploiement en short sur l’argent du géant.
Incertitude réglementaire : le projet de loi « Digital Asset PARITY Act » (loi sur l’égalité des actifs numériques) publié par la Chambre des représentants américaine n’inclut pas de dispositions d’exonération pour les transactions en petits montants de bitcoins, et n’apporte pas non plus de solution au traitement fiscal du minage. Le PDG d’une société de gestion de bonds bitcoin, Pierre Rochard (Pierre Rochard), a averti que les autorités de régulation n’ont pas de cadre clair de surveillance des activités liées au bitcoin ; la zone grise juridique continue de freiner la volonté des institutions d’entrer sur le marché.
Fenêtre des données sur l’emploi : cette semaine verra la publication consécutive des rapports JOLTS (mardi), du rapport sur l’emploi du secteur privé ADP (mercredi) et du rapport sur l’emploi non agricole de mars (vendredi). Comme le vendredi coïncide avec le jour férié du Vendredi saint, cela crée une fenêtre de fermeture de trois jours du marché. Avant la fermeture, les traders peuvent donc être enclins à établir plus tôt des positions défensives, renforçant encore l’ambiance baissière à court terme.
Hyperliquid est une bourse décentralisée de contrats perpétuels basée sur la blockchain, qui permet aux traders d’effectuer des opérations avec effet de levier on-chain sans qu’un organisme centralisé assure la garde. Le short de 53,00 millions de dollars attire l’attention en raison de sa taille considérable, de la cohérence du déploiement multi-actifs, et de la conception de la ligne de liquidation reflétant un jugement macroéconomique clair ; cela a suscité un suivi et des analyses approfondies par de nombreux analystes on-chain.
La ligne de liquidation est le point de déclenchement du prix auquel les positions short sont clôturées de force. Actuellement, le bitcoin se situe autour de 67 000 dollars ; pour atteindre 80 630 dollars, il faudrait qu’il rebondisse d’environ 20 %. Cette conception indique que le géant s’attend à ce que le bitcoin ne remonte pas de manière significative à court terme, tout en conservant une marge de sécurité suffisante pour absorber la volatilité à court terme.
Oui. Près de la moitié de la demande d’argent provient du secteur industriel ; l’impact économique mondial provoqué par la guerre pourrait comprimer l’activité industrielle, ce qui ferait baisser la demande d’argent. Dans le contexte actuel, le bitcoin est aussi perçu comme un actif à risque élevé, et il subit également la pression liée aux sentiments de couverture. Les deux shorts pointent ensemble vers le même cadre macro : les sentiments de couverture déclenchés par la guerre et la pression sur l’ensemble des actifs à risque.