Qu’est-ce que la lutte contre le blanchiment d’argent (AML) ? En une phrase claire
AML (Anti-Money Laundering), appelé en français lutte contre le blanchiment d’argent, est un système visant à empêcher l’entrée d’argent sale dans le marché des cryptomonnaies. Dans le monde Web3, il s’agit d’un mécanisme qui maintient la sécurité de l’écosystème en analysant l’historique des transactions, en suivant les flux de fonds et en identifiant les activités suspectes.
Ça sonne très professionnel ? En réalité, la logique centrale est simple : Suivre les fonds suspects, protéger les utilisateurs légitimes.
Pourquoi le secteur des cryptos a-t-il besoin d’AML ?
L’anonymat et la nature transfrontalière des cryptomonnaies sont à la fois des avantages et des risques. Les hackers et escrocs exploitent cette caractéristique pour blanchir de l’argent. Si on laisse faire :
Les exchanges risquent de violer la réglementation et de fermer
Les utilisateurs innocents pouvant recevoir de l’argent sale verront leur compte bloqué
La crédibilité globale du secteur en pâtira
Ainsi, la vérification AML agit comme le “système immunitaire” des exchanges, protégeant un écosystème sain.
Quelle différence entre KYC et AML ?
Ces deux termes sont souvent confondus :
KYC (Know Your Customer) : Vérification d’identité ponctuelle lors de l’inscription, comme remplir un formulaire pour ouvrir un compte bancaire
Qui êtes-vous ? Que faites-vous ?
Une seule fois, pas besoin de répéter
AML : Surveillance continue des transactions, comme une patrouille de risque 24h/24
Les transactions sont-elles légales ?
Surveillance constante, chaque opération est vérifiée
En résumé : KYC est une vérification d’identité, AML est une supervision comportementale.
Comment vérifier la réputation AML d’un portefeuille ?
Méthodes de vérification de base
Utilisez directement une plateforme spécialisée en AML, en entrant l’adresse du portefeuille pour obtenir un rapport. Ces plateformes vous indiqueront :
La provenance des fonds est-elle propre ?
Y a-t-il des liens avec des adresses en liste noire ?
Le mode de transaction est-il anormal ?
Score de risque global (0-100)
Approches d’analyse approfondie
Les utilisateurs professionnels peuvent exploiter des outils de données on-chain pour approfondir :
Tracer le parcours complet des fonds
Analyser la régularité des transferts (y a-t-il une tentative de dissimulation ?)
Comparer la répartition géographique (un changement soudain de localisation peut indiquer un problème)
Détecter des clusters d’adresses (même personne contrôlant plusieurs portefeuilles)
La précision des vérifications AML varie selon les plateformes. Les bons outils utilisent des algorithmes d’apprentissage automatique et d’intelligence artificielle pour repérer des signaux de risque plus subtils.
La vérité sur les outils gratuits
Il existe des outils AML gratuits, mais honnêtement — ils ont tous des limitations :
Vérification de quelques adresses par jour
Mise à jour des données avec un décalage (quelques heures à plusieurs jours)
Analyse superficielle, ne fournit qu’un score de risque sans explication
Absence de surveillance continue
Les outils gratuits conviennent pour vérifier occasionnellement une ou deux adresses, mais pour une vérification systématique fiable, il vaut mieux opter pour une solution payante.
API : automatiser la vérification AML
Que peut faire une API ?
Si vous êtes une plateforme d’échange, un service de paiement ou un protocole DeFi, vérifier manuellement chaque portefeuille est inefficace. L’API permet de résoudre ce problème.
En intégrant une API AML, votre système peut automatiquement :
Vérifier en temps réel chaque adresse de dépôt
Analyser en masse de nombreux portefeuilles
Générer automatiquement des rapports de risque
Déclencher des alertes à des moments clés
La majorité des API utilisent des interfaces REST, très standardisées. Une requête contient l’adresse du portefeuille et des paramètres, et retourne immédiatement une évaluation détaillée du risque.
Cas d’usage pratique des API
Lors d’un retrait sur une plateforme : vérification automatique du risque de l’adresse cible
En OTC : effectuer une vérification AML avant une grosse transaction
Dans la gestion des risques DeFi : intégration dans des smart contracts via une oraclisation, pour décider si la transaction est autorisée
Pour la conformité : vérifications périodiques en masse des portefeuilles actifs, détection des comptes suspects
Robots AML : les surveillants 24/7
Un robot AML, c’est un programme automatisé qui surveille en permanence la blockchain, et alerte dès qu’il détecte une transaction suspecte.
Les bons robots utilisent aujourd’hui des modèles d’apprentissage profond :
Reconnaître des schémas de transactions anormaux (transferts massifs soudains, petits transferts fréquents, etc.)
Détecter des liens de risque (ce portefeuille est-il connecté à d’autres portefeuilles problématiques ?)
Suivre des techniques de dissimulation (utilisation de mixers, ponts cross-chain pour cacher la provenance)
Certains robots peuvent aussi interagir avec d’autres systèmes, pour geler automatiquement des comptes à risque ou envoyer des alertes.
La particularité de l’AML pour le stablecoin USDT
Le USDT, en raison de sa forte utilisation et de sa liquidité, est devenu le “outil préféré” pour le blanchiment. La vérification AML du USDT doit donc être plus rigoureuse :
Cross-chain : une même USDT peut circuler entre Ethereum, Tron, Polygon, etc., nécessitant un suivi inter-chaînes
Utilisation de mixers : de gros montants USDT dans des pools de mixage, puis redistribués à plusieurs petites adresses, compliquent la traçabilité
Entrées et sorties sur exchanges : transactions fréquentes entre différentes plateformes, à analyser pour distinguer normal et suspect
Délai temporel : certains tentent d’attendre longtemps avant de transférer pour diluer l’indice de risque
Les systèmes AML professionnels disposent de modèles spécifiques pour analyser ces subtilités du USDT.
Outils et plateformes AML courants
Il existe une multitude de solutions AML sur le marché. Lors du choix, il faut principalement considérer :
Critères clés pour le choix d’un outil
Support des blockchains : couvre-t-il celles dont vous avez besoin (Bitcoin, Ethereum, Solana, etc.) ?
Actualisation des données : à quelle fréquence la base de risques est-elle mise à jour ? Certains outils actualisent en temps réel, d’autres par lots périodiques
Profondeur d’analyse : se limite-t-il à un score ou fournit-il des explications détaillées, des tendances, des clusters ?
Facilité d’intégration : la documentation API est-elle claire ? Existe-t-il des SDK ? Support technique efficace ?
Modèle tarifaire : facturation par requête, abonnement mensuel ou hybride ?
Conseils pour le choix
Petites structures ou particuliers : commencez par une version gratuite pour tester
Moyennes entreprises : optez pour un API avec un bon rapport qualité-prix, fonctionnalités complètes, prix raisonnable
Grandes institutions : privilégiez une solution d’entreprise, avec des fonctionnalités sur-mesure et un support dédié
Construire votre propre processus AML
Solution minimale viable (MVP)
Choisir une source de données AML fiable
Vérifier initialement toutes les adresses de dépôt
Surveiller en temps réel les grosses transactions
Effectuer des contrôles périodiques (ex : chaque semaine) sur les adresses actives
Approche avancée
Fusionner plusieurs sources de données (pour réduire les faux positifs)
Développer un modèle de scoring de risque personnalisé (ajuster selon votre activité)
Mettre en place une surveillance continue (pas seulement à l’entrée, mais tout au long du cycle de vie)
Ajouter une étape d’audit manuel pour les comptes à haut risque
Certifications et formations AML
Souhaitez-vous devenir expert AML ou former votre équipe ? Voici quelques certifications reconnues internationalement :
CAMS (Certified Anti-Money Laundering Specialist) : la plus reconnue mondialement
Certification FCI : spécialiste en criminalité financière
CCIFS : certification spécifique à l’industrie crypto
Ces certifications ne sont pas seulement un plus pour votre CV, elles permettent aussi d’acquérir une compréhension systématique du cadre légal, des solutions techniques et des cas pratiques. De nombreux régulateurs et autorités de supervision reconnaissent ces qualifications.
Vérification d’identité et API de passeport
Dans le processus AML, la vérification d’identité est cruciale. L’API de vérification de passeport utilise la vision par ordinateur et l’IA pour :
Identifier la validité du passeport (caractéristiques de sécurité, hologrammes, etc.)
Extraire automatiquement les informations personnelles (nom, date de naissance, etc.)
Vérifier contre des bases de données de blacklists
Comparer avec la reconnaissance faciale (pour s’assurer que c’est bien la personne)
Ce système est pratique, mais le problème des faux passeports existe toujours. Certains criminels investissent dans des faux haut de gamme, ce qui nécessite une vérification manuelle complémentaire.
Comment rédiger un rapport AML
Un rapport AML fiable doit contenir :
Informations de base : objet de l’analyse, période, sources de données
Évaluation du risque : indicateurs spécifiques (score de blanchiment, risque terroriste, fraude, etc.)
Chaîne de preuves : pourquoi ce portefeuille est suspect ? Quelles preuves on-chain ?
Recommandations : validation, renforcement de la surveillance ou gel immédiat ?
Horodatage : date de génération du rapport, c’est important car le risque évolue.
La plupart des plateformes AML permettent de générer automatiquement des rapports, mais il faut veiller à respecter un format clair, logique, compréhensible par les équipes de conformité et les autorités.
Les nouveaux défis AML en 2025
Mixers et cryptomonnaies privées
Après l’émergence de Tornado Cash, le suivi devient extrêmement difficile. Les régulateurs tentent de limiter ou interdire ces services, mais la lutte continue.
Interopérabilité cross-chain
Les utilisateurs peuvent sauter d’une blockchain à une autre, compliquant la traçabilité. Les systèmes AML mono-chaîne deviennent obsolètes, il faut évoluer vers des solutions multi-chaînes.
La zone grise de la régulation DeFi
Les finance décentralisée n’a pas d’entité unique de contrôle. Le code est la loi, mais il ne fait pas d’AML automatique. C’est une faille réglementaire.
IA contre IA
Les malfaiteurs utilisent l’IA pour échapper à la détection, et les organismes AML doivent aussi faire évoluer leurs algorithmes pour contrer cela. La course technologique ne fait que commencer.
Derniers conseils
Que vous soyez une plateforme d’échange, un portefeuille ou un utilisateur lambda :
✓ Ne sous-estimez pas l’AML : ce n’est pas une formalité bureaucratique, c’est essentiel pour protéger l’écosystème et vous-même
✓ Mettez à jour régulièrement vos systèmes : ce qui fonctionne cette année sera peut-être obsolète l’année prochaine
✓ Adoptez une approche multi-couches : ne vous fiez pas à un seul outil, croisez plusieurs sources pour plus de fiabilité
✓ Formez-vous en continu : participez à des formations, suivez l’actualité, anticipez les nouveaux risques
✓ Homme et machine : l’automatisation AML est cruciale, mais la supervision humaine reste indispensable
La pérennité de l’écosystème crypto dépend en grande partie de la capacité à prévenir efficacement l’entrée de criminels. Bien faire l’AML, c’est aussi voter pour l’avenir de toute l’industrie.
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Guide complet de 2025 sur la vérification AML des portefeuilles cryptographiques : outils, API, systèmes de certification en détail
Qu’est-ce que la lutte contre le blanchiment d’argent (AML) ? En une phrase claire
AML (Anti-Money Laundering), appelé en français lutte contre le blanchiment d’argent, est un système visant à empêcher l’entrée d’argent sale dans le marché des cryptomonnaies. Dans le monde Web3, il s’agit d’un mécanisme qui maintient la sécurité de l’écosystème en analysant l’historique des transactions, en suivant les flux de fonds et en identifiant les activités suspectes.
Ça sonne très professionnel ? En réalité, la logique centrale est simple : Suivre les fonds suspects, protéger les utilisateurs légitimes.
Pourquoi le secteur des cryptos a-t-il besoin d’AML ?
L’anonymat et la nature transfrontalière des cryptomonnaies sont à la fois des avantages et des risques. Les hackers et escrocs exploitent cette caractéristique pour blanchir de l’argent. Si on laisse faire :
Ainsi, la vérification AML agit comme le “système immunitaire” des exchanges, protégeant un écosystème sain.
Quelle différence entre KYC et AML ?
Ces deux termes sont souvent confondus :
KYC (Know Your Customer) : Vérification d’identité ponctuelle lors de l’inscription, comme remplir un formulaire pour ouvrir un compte bancaire
AML : Surveillance continue des transactions, comme une patrouille de risque 24h/24
En résumé : KYC est une vérification d’identité, AML est une supervision comportementale.
Comment vérifier la réputation AML d’un portefeuille ?
Méthodes de vérification de base
Utilisez directement une plateforme spécialisée en AML, en entrant l’adresse du portefeuille pour obtenir un rapport. Ces plateformes vous indiqueront :
Approches d’analyse approfondie
Les utilisateurs professionnels peuvent exploiter des outils de données on-chain pour approfondir :
La précision des vérifications AML varie selon les plateformes. Les bons outils utilisent des algorithmes d’apprentissage automatique et d’intelligence artificielle pour repérer des signaux de risque plus subtils.
La vérité sur les outils gratuits
Il existe des outils AML gratuits, mais honnêtement — ils ont tous des limitations :
Les outils gratuits conviennent pour vérifier occasionnellement une ou deux adresses, mais pour une vérification systématique fiable, il vaut mieux opter pour une solution payante.
API : automatiser la vérification AML
Que peut faire une API ?
Si vous êtes une plateforme d’échange, un service de paiement ou un protocole DeFi, vérifier manuellement chaque portefeuille est inefficace. L’API permet de résoudre ce problème.
En intégrant une API AML, votre système peut automatiquement :
La majorité des API utilisent des interfaces REST, très standardisées. Une requête contient l’adresse du portefeuille et des paramètres, et retourne immédiatement une évaluation détaillée du risque.
Cas d’usage pratique des API
Robots AML : les surveillants 24/7
Un robot AML, c’est un programme automatisé qui surveille en permanence la blockchain, et alerte dès qu’il détecte une transaction suspecte.
Les bons robots utilisent aujourd’hui des modèles d’apprentissage profond :
Certains robots peuvent aussi interagir avec d’autres systèmes, pour geler automatiquement des comptes à risque ou envoyer des alertes.
La particularité de l’AML pour le stablecoin USDT
Le USDT, en raison de sa forte utilisation et de sa liquidité, est devenu le “outil préféré” pour le blanchiment. La vérification AML du USDT doit donc être plus rigoureuse :
Les systèmes AML professionnels disposent de modèles spécifiques pour analyser ces subtilités du USDT.
Outils et plateformes AML courants
Il existe une multitude de solutions AML sur le marché. Lors du choix, il faut principalement considérer :
Critères clés pour le choix d’un outil
Support des blockchains : couvre-t-il celles dont vous avez besoin (Bitcoin, Ethereum, Solana, etc.) ?
Actualisation des données : à quelle fréquence la base de risques est-elle mise à jour ? Certains outils actualisent en temps réel, d’autres par lots périodiques
Profondeur d’analyse : se limite-t-il à un score ou fournit-il des explications détaillées, des tendances, des clusters ?
Facilité d’intégration : la documentation API est-elle claire ? Existe-t-il des SDK ? Support technique efficace ?
Modèle tarifaire : facturation par requête, abonnement mensuel ou hybride ?
Conseils pour le choix
Construire votre propre processus AML
Solution minimale viable (MVP)
Approche avancée
Certifications et formations AML
Souhaitez-vous devenir expert AML ou former votre équipe ? Voici quelques certifications reconnues internationalement :
Ces certifications ne sont pas seulement un plus pour votre CV, elles permettent aussi d’acquérir une compréhension systématique du cadre légal, des solutions techniques et des cas pratiques. De nombreux régulateurs et autorités de supervision reconnaissent ces qualifications.
Vérification d’identité et API de passeport
Dans le processus AML, la vérification d’identité est cruciale. L’API de vérification de passeport utilise la vision par ordinateur et l’IA pour :
Ce système est pratique, mais le problème des faux passeports existe toujours. Certains criminels investissent dans des faux haut de gamme, ce qui nécessite une vérification manuelle complémentaire.
Comment rédiger un rapport AML
Un rapport AML fiable doit contenir :
Informations de base : objet de l’analyse, période, sources de données
Évaluation du risque : indicateurs spécifiques (score de blanchiment, risque terroriste, fraude, etc.)
Chaîne de preuves : pourquoi ce portefeuille est suspect ? Quelles preuves on-chain ?
Recommandations : validation, renforcement de la surveillance ou gel immédiat ?
Horodatage : date de génération du rapport, c’est important car le risque évolue.
La plupart des plateformes AML permettent de générer automatiquement des rapports, mais il faut veiller à respecter un format clair, logique, compréhensible par les équipes de conformité et les autorités.
Les nouveaux défis AML en 2025
Mixers et cryptomonnaies privées
Après l’émergence de Tornado Cash, le suivi devient extrêmement difficile. Les régulateurs tentent de limiter ou interdire ces services, mais la lutte continue.
Interopérabilité cross-chain
Les utilisateurs peuvent sauter d’une blockchain à une autre, compliquant la traçabilité. Les systèmes AML mono-chaîne deviennent obsolètes, il faut évoluer vers des solutions multi-chaînes.
La zone grise de la régulation DeFi
Les finance décentralisée n’a pas d’entité unique de contrôle. Le code est la loi, mais il ne fait pas d’AML automatique. C’est une faille réglementaire.
IA contre IA
Les malfaiteurs utilisent l’IA pour échapper à la détection, et les organismes AML doivent aussi faire évoluer leurs algorithmes pour contrer cela. La course technologique ne fait que commencer.
Derniers conseils
Que vous soyez une plateforme d’échange, un portefeuille ou un utilisateur lambda :
✓ Ne sous-estimez pas l’AML : ce n’est pas une formalité bureaucratique, c’est essentiel pour protéger l’écosystème et vous-même
✓ Mettez à jour régulièrement vos systèmes : ce qui fonctionne cette année sera peut-être obsolète l’année prochaine
✓ Adoptez une approche multi-couches : ne vous fiez pas à un seul outil, croisez plusieurs sources pour plus de fiabilité
✓ Formez-vous en continu : participez à des formations, suivez l’actualité, anticipez les nouveaux risques
✓ Homme et machine : l’automatisation AML est cruciale, mais la supervision humaine reste indispensable
La pérennité de l’écosystème crypto dépend en grande partie de la capacité à prévenir efficacement l’entrée de criminels. Bien faire l’AML, c’est aussi voter pour l’avenir de toute l’industrie.