Le marché de l’emploi aux États-Unis envoie des signaux de plus en plus inquiétants. Selon la récente analyse de l’économiste Henrik Zeberg, les chiffres de l’emploi révèlent une image bien plus sombre que ce que suggèrent les chiffres principaux—soulevant des questions cruciales sur la possibilité qu’une récession arrive plus tôt que ce que prévoient les marchés.
Les chiffres racontent une histoire préoccupante
La gravité devient évidente lorsqu’on examine les révisions réelles des chiffres de l’emploi. En octobre 2025, les chiffres de la masse salariale ont été révisés à la baisse, passant d’une perte de 105 000 emplois à une baisse plus marquée de 173 000. Novembre a suivi avec une création d’emplois révisée à seulement 56 000, bien en dessous des attentes initiales. Ces ajustements successifs à la baisse révèlent un marché du travail qui perd de la vitesse plus rapidement que ce qui a été rapporté.
Le rapport sur l’emploi de décembre, tout en évitant une contraction totale avec environ 50 000 emplois créés, peint un tableau tout aussi préoccupant. Il figure parmi les lectures de décembre les plus faibles en dehors des périodes de récession depuis des décennies. Lorsqu’on le met en parallèle avec la détérioration d’octobre et novembre, la tendance devient indéniable : la dynamique de recrutement s’effondre.
L’indicateur de récession historique
Ce qui rend l’avertissement de Zeberg particulièrement significatif, c’est sa focalisation sur un indicateur historiquement fiable : la moyenne mobile sur 12 mois de la création d’emplois. Cette mesure lissée a démontré une puissance prédictive remarquable, tombant en dessous de seuils spécifiques au début de chaque récession aux États-Unis depuis les années 1970.
Le développement critique est que cette moyenne mobile a maintenant franchi ces niveaux d’entrée en récession. Cela représente un moment clé—malgré le fait que la force de travail actuelle soit nettement plus grande qu’auparavant dans les cycles économiques précédents, la faiblesse proportionnelle de la création d’emplois a atteint le territoire d’alerte récession.
Quelles sont les prochaines étapes ?
Zeberg a maintenu une position prudente sur l’économie depuis des mois, avertissant publiquement d’un potentiel krach historique du marché. Son évaluation actuelle s’aligne avec ce scepticisme à long terme. Notamment, il suggère qu’avant que de telles baisses sévères ne se matérialisent, certains secteurs, y compris les actions et les actifs numériques, pourraient initialement atteindre de nouveaux sommets—ajoutant de la complexité à la dynamique du marché à court terme.
La question est de savoir si une récession est imminente, qui est passée du stade de préoccupation théorique à une probabilité basée sur les données. Si le marché du travail continue sur sa trajectoire actuelle, les décideurs et les investisseurs pourraient bientôt faire face à la confirmation de ce que ces chiffres de l’emploi signalent déjà.
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Les signaux du marché du travail clignotent en rouge : une récession arrive-t-elle ?
Le marché de l’emploi aux États-Unis envoie des signaux de plus en plus inquiétants. Selon la récente analyse de l’économiste Henrik Zeberg, les chiffres de l’emploi révèlent une image bien plus sombre que ce que suggèrent les chiffres principaux—soulevant des questions cruciales sur la possibilité qu’une récession arrive plus tôt que ce que prévoient les marchés.
Les chiffres racontent une histoire préoccupante
La gravité devient évidente lorsqu’on examine les révisions réelles des chiffres de l’emploi. En octobre 2025, les chiffres de la masse salariale ont été révisés à la baisse, passant d’une perte de 105 000 emplois à une baisse plus marquée de 173 000. Novembre a suivi avec une création d’emplois révisée à seulement 56 000, bien en dessous des attentes initiales. Ces ajustements successifs à la baisse révèlent un marché du travail qui perd de la vitesse plus rapidement que ce qui a été rapporté.
Le rapport sur l’emploi de décembre, tout en évitant une contraction totale avec environ 50 000 emplois créés, peint un tableau tout aussi préoccupant. Il figure parmi les lectures de décembre les plus faibles en dehors des périodes de récession depuis des décennies. Lorsqu’on le met en parallèle avec la détérioration d’octobre et novembre, la tendance devient indéniable : la dynamique de recrutement s’effondre.
L’indicateur de récession historique
Ce qui rend l’avertissement de Zeberg particulièrement significatif, c’est sa focalisation sur un indicateur historiquement fiable : la moyenne mobile sur 12 mois de la création d’emplois. Cette mesure lissée a démontré une puissance prédictive remarquable, tombant en dessous de seuils spécifiques au début de chaque récession aux États-Unis depuis les années 1970.
Le développement critique est que cette moyenne mobile a maintenant franchi ces niveaux d’entrée en récession. Cela représente un moment clé—malgré le fait que la force de travail actuelle soit nettement plus grande qu’auparavant dans les cycles économiques précédents, la faiblesse proportionnelle de la création d’emplois a atteint le territoire d’alerte récession.
Quelles sont les prochaines étapes ?
Zeberg a maintenu une position prudente sur l’économie depuis des mois, avertissant publiquement d’un potentiel krach historique du marché. Son évaluation actuelle s’aligne avec ce scepticisme à long terme. Notamment, il suggère qu’avant que de telles baisses sévères ne se matérialisent, certains secteurs, y compris les actions et les actifs numériques, pourraient initialement atteindre de nouveaux sommets—ajoutant de la complexité à la dynamique du marché à court terme.
La question est de savoir si une récession est imminente, qui est passée du stade de préoccupation théorique à une probabilité basée sur les données. Si le marché du travail continue sur sa trajectoire actuelle, les décideurs et les investisseurs pourraient bientôt faire face à la confirmation de ce que ces chiffres de l’emploi signalent déjà.