Les régulateurs et les législateurs débattent de la nouvelle structure du marché crypto à un carrefour politique

Le panorama réglementaire des cryptomonnaies est à un moment décisif. Le Comité de l’Agriculture du Sénat a présenté cette semaine sa proposition pour remodeler la manière dont les organismes de régulation fédéraux, en particulier la Commodity Futures Trading Commission (CFTC) et la Securities and Exchange Commission (SEC), superviseront la structure du marché des actifs numériques. Cependant, de profondes divisions politiques risquent de freiner l’initiative avant qu’elle ne progresse significativement dans le processus législatif.

Le projet sur la structure du marché face à des fissures politiques croissantes

La proposition du Comité de l’Agriculture visait à présenter une approche plus consensuelle que celle de son homologue du Comité de la Banque, reflétant une tentative des républicains de construire un cadre réglementaire plus acceptable pour les deux chambres politiques. Néanmoins, les premiers signaux indiquaient des problèmes fondamentaux.

Le sénateur républicain John Boozman, qui préside le comité, a explicitement reconnu « des différences fondamentales de politique » avec le sénateur démocrate Cory Booker, principal négociateur de son côté. Malgré ses éloges pour la collaboration, Boozman a indiqué qu’ils avanceraient sans parvenir à un accord complet. Cette rupture a été confirmée lorsque des démocrates et certains républicains ont présenté une série de propositions d’amendements à débattre dans les prochains jours.

La structure du marché crypto représente un point névralgique entre les deux partis. Les républicains privilégient la CFTC comme régulateur principal des commodities numériques, tandis que les démocrates cherchent à renforcer le rôle de la SEC et à garantir des protections supplémentaires pour les investisseurs particuliers. Cette divergence suggère que le projet législatif, bien qu’il progresse techniquement, le fait sans le consensus nécessaire pour un vote en douceur au Sénat.

Les véritables lignes de tension : développeurs, stablecoins et juridictions réglementaires

Plusieurs points spécifiques génèrent une friction qui dépasse le simple clivage partisan. Les dispositions concernant les protections légales pour les développeurs de blockchain incluses dans le texte ont suscité des objections du sénateur Chuck Grassley, qui préside le Panel Judiciaire du Sénat. Grassley argue que ces protections relèvent de sa juridiction, et non de celle du Comité de l’Agriculture, ce qui ajoute une couche supplémentaire de complexité institutionnelle.

Tout aussi crucial est la question des rendements des stablecoins. Selon des rapports récents, la Maison Blanche et des membres clés du comité ont exprimé que l’industrie crypto et le lobby bancaire doivent résoudre leurs différends sur ce sujet avant que le comité bancaire ne reprenne ses propres efforts législatifs. Ce blocage croisé montre comment la structure du marché est inextricablement liée à des intérêts financiers plus larges.

Calendrier incertain et facteurs externes compliquant le panorama

L’audience sur les amendements s’est tenue comme prévu, marquant le début de débats publics sur des modifications spécifiques au projet. Cependant, plusieurs facteurs risquent de faire dérailler complètement le processus législatif.

Plus immédiatement, le gouvernement américain fait face à l’épuisement des fonds d’urgence, un événement qui concentrera l’attention du Sénat dans les prochains jours. Historiquement, de telles crises fiscales ont relégué des initiatives législatives de second ordre au second plan dans le calendrier du Sénat. De plus, la SEC et la CFTC ont prévu une discussion conjointe de leur leadership, ce qui pourrait indiquer un mouvement coordonné vers des régulations alignées après l’arrivée de nouvelles directions nommées.

Comment évolue la structure du marché : leçons de Pudgy Penguins et actions tokenisées

Alors que le débat politique se poursuit, la réalité des marchés crypto avance plus vite que la législation. Pudgy Penguins émerge comme l’un des exemples les plus marquants de la façon dont les marques natives de blockchain se tournent vers des plateformes de propriété intellectuelle intégrale. La stratégie de l’entreprise — acquérir des utilisateurs d’abord via des canaux traditionnels (jouets, partenariats avec des détaillants, médias viraux) avant de les intégrer à Web3 — illustre précisément pourquoi la structure du marché nécessite une clarté réglementaire.

Le token PENGU a été distribué par airdrop à plus de 6 millions de portefeuilles, créant un écosystème allant de produits phygitaux avec des ventes au détail supérieures à 13 millions de dollars jusqu’à des expériences de gaming ayant dépassé 500 000 téléchargements en deux semaines. Ce modèle requiert une architecture réglementaire claire pour les actions tokenisées.

La SEC a récemment répondu avec de nouvelles directives précisant que les actions tokenisées restent soumises aux réglementations existantes sur les valeurs mobilières et dérivés, qu’elles soient enregistrées sur blockchain ou non. L’agence a distingué entre valeurs mobilières tokenisées par des émetteurs — pouvant représenter une propriété réelle — et des produits tiers offrant généralement une exposition synthétique. Ce mouvement réglementaire montre que la structure du marché crypto n’est pas une abstraction théorique, mais une nécessité pratique pour des produits de plus en plus sophistiqués.

Le futur : incertitude législative, consolidation réglementaire

Le résultat final de l’audience sur les amendements reste incertain. Un soutien bipartite pourrait émerger pour des changements spécifiques permettant au projet d’avancer sur la base d’un consensus réel. Il est également probable que des pressions de comités d’action politique crypto comme Fairshake convainquent suffisamment de démocrates pour soutenir l’initiative, assurant une majorité confortable lors du vote au Sénat.

Alternativement, le projet pourrait progresser uniquement selon des lignes partisanes, compliquant considérablement son adoption ultérieure. Il existe même une possibilité qu’il n’avance pas du tout dans la semaine à venir, bien que ce résultat ne signe pas nécessairement la fin des efforts législatifs sur la structure du marché.

Ce qui semble clair, c’est que la structure du marché crypto continuera d’évoluer, que ce soit par une législation fédérale cohérente ou par des régulations incrémentielles fragmentées entre agences. Les exemples de Pudgy Penguins et les directives de la SEC sur les actions tokenisées suggèrent que les régulateurs avancent avec ou sans cadre législatif explicite. Pour l’industrie crypto, la question n’est pas de savoir si une régulation accrue de la structure du marché aura lieu, mais à quelle vitesse le Congrès pourra établir des paramètres clairs avant que les régulateurs existants ne le fassent par eux-mêmes.

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