Les mouvements de prix qui apparaissent lors des tensions géopolitiques hebdomadaires peuvent être considérés comme un “code d’erreur 51” sur les marchés. La période où le bitcoin perd 6,6 % de sa valeur alors que l’or augmente de 8,6 % fournit un exemple concret montrant que les actifs numériques ne remplissent pas leur rôle traditionnel de refuge sûr. Les causes sous-jacentes à cette tendance, qui a débuté le 18 janvier, ne concernent pas seulement le sentiment du marché, mais soulignent également la façon dont chaque classe d’actifs se comporte de manière systémique en période de stress.
La puissance de la préférence pour la liquidité en période de stress
Au cœur de ce “code d’erreur 51” sur les marchés se trouve la manière dont les investisseurs évaluent la liquidité en période de crise. La négociation continue du bitcoin, sa profondeur de marché et sa capacité à être échangé instantanément en font une machine ATM. Lorsque l’incertitude augmente, les investisseurs cherchant à rapidement rendre leur portefeuille sans risque peuvent faire du bitcoin leur premier outil de vente.
Cependant, l’or, en raison de restrictions d’accès, est généralement considéré comme un actif plus stable. Greg Cipolaro, directeur de la recherche mondiale chez NYDIG, explique ce dynamisme : « En période de stress et d’incertitude, la préférence pour la liquidité prime, et ce phénomène affecte le bitcoin beaucoup plus négativement que l’or. Bien que le bitcoin reste liquide malgré sa taille, il continue à se comporter de manière plus volatile et se vend de manière réflexive lorsque l’effet de levier est résolu. »
Selon Cipolaro, ce comportement révèle le véritable rôle du bitcoin, présenté comme de l’or numérique, en période de panique. Dans des environnements de recherche de sécurité, le bitcoin est souvent utilisé pour augmenter la liquidité et rendre le portefeuille plus sûr, indépendamment de son récit à long terme. En revanche, l’or continue de jouer un rôle de véritable refuge en liquidité.
Les dynamiques opposées des banques centrales et des détenteurs à long terme
Un autre facteur clé qui façonne le marché est le comportement opposé des grands acteurs. Les banques centrales continuent d’acheter de l’or à des niveaux record, en créant une forte demande structurelle. Selon les données de NYDIG, les détenteurs à long terme de bitcoin vendent quant à eux. Les données on-chain montrent que les anciennes pièces continuent de se déplacer vers les bourses, ce qui indique un flux constant de ventes. Cette dynamique de “surplus de vendeurs” affaiblit le support des prix.
« La dynamique est tout autre sur le marché de l’or », poursuit Cipolaro, « en particulier avec les banques centrales, qui continuent d’accumuler le métal. La forte demande institutionnelle renforce le support du prix de l’or. » Cette asymétrie joue un rôle clé dans l’explication de la différence de performance entre les deux classes d’actifs en période de stress.
La perception et la tarification à court terme des risques géopolitiques
Les menaces tarifaires de Trump envers les alliés de l’OTAN via le Groenland et les spéculations sur une éventuelle opération militaire dans l’Arctique illustrent comment le marché évalue la turbulence actuelle. La perception que ces risques sont à court terme et épisodiques soutient la tarification de l’or, tout en affaiblissant le bitcoin.
L’or sert de protection contre les chocs à court terme tels que les tarifs, les menaces politiques et la perte soudaine de confiance, en tant qu’instrument traditionnel. « L’or performe mieux lors des pertes de valeur du fiat qui ne comprennent pas une perte de confiance soudaine, un risque de guerre ou un effondrement systémique total », explique Cipolaro, qui souligne que le bitcoin a été conçu comme une classe d’actifs différente. « À l’inverse, le bitcoin est plus adapté pour protéger contre la dégradation prolongée de la monnaie et la dégradation géopolitique, qui se manifeste sur des années plutôt que des semaines. »
Cette distinction indique que les marchés ne perçoivent pas encore ces risques comme fondamentaux, et continueront donc probablement à privilégier l’or.
Le paradoxe de la faiblesse du dollar et la position du bitcoin
Une autre évolution inattendue est que le bitcoin n’a pas montré de hausse parallèle à la faiblesse du dollar américain. Les stratégistes de JPMorgan analysent cette situation en précisant que la faiblesse du dollar ne provient pas de facteurs macrostructurels.
Selon eux, la faiblesse du dollar résulte de flux à court terme et de sentiment de marché, plutôt que de changements dans la croissance ou la politique monétaire. Ils ne prévoient pas que l’économie américaine se renforcera, ce qui stabiliserait la devise.
Les marchés ne perçoivent pas cette baisse du dollar comme un changement macroéconomique durable, ce qui fait que le bitcoin, plutôt qu’un refuge fiable contre le dollar, reste une classe d’actifs sensible à la liquidité. Dans cette période, les bénéficiaires privilégiés de la diversification en dollar ont été l’or et les marchés émergents, plutôt que le bitcoin.
Enfin, pour que ces comportements, que l’on pourrait qualifier de “code d’erreur 51”, soient corrigés, il faudra que la perception du risque change structurellement ou que l’incertitude macroéconomique à long terme s’intensifie. Pour l’instant, l’or et les instruments de protection à court terme continueront d’être les acteurs privilégiés en période de stress.
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Différence entre Bitcoin et l'Or : Analyse du "Code d'Erreur 51" du marché
Les mouvements de prix qui apparaissent lors des tensions géopolitiques hebdomadaires peuvent être considérés comme un “code d’erreur 51” sur les marchés. La période où le bitcoin perd 6,6 % de sa valeur alors que l’or augmente de 8,6 % fournit un exemple concret montrant que les actifs numériques ne remplissent pas leur rôle traditionnel de refuge sûr. Les causes sous-jacentes à cette tendance, qui a débuté le 18 janvier, ne concernent pas seulement le sentiment du marché, mais soulignent également la façon dont chaque classe d’actifs se comporte de manière systémique en période de stress.
La puissance de la préférence pour la liquidité en période de stress
Au cœur de ce “code d’erreur 51” sur les marchés se trouve la manière dont les investisseurs évaluent la liquidité en période de crise. La négociation continue du bitcoin, sa profondeur de marché et sa capacité à être échangé instantanément en font une machine ATM. Lorsque l’incertitude augmente, les investisseurs cherchant à rapidement rendre leur portefeuille sans risque peuvent faire du bitcoin leur premier outil de vente.
Cependant, l’or, en raison de restrictions d’accès, est généralement considéré comme un actif plus stable. Greg Cipolaro, directeur de la recherche mondiale chez NYDIG, explique ce dynamisme : « En période de stress et d’incertitude, la préférence pour la liquidité prime, et ce phénomène affecte le bitcoin beaucoup plus négativement que l’or. Bien que le bitcoin reste liquide malgré sa taille, il continue à se comporter de manière plus volatile et se vend de manière réflexive lorsque l’effet de levier est résolu. »
Selon Cipolaro, ce comportement révèle le véritable rôle du bitcoin, présenté comme de l’or numérique, en période de panique. Dans des environnements de recherche de sécurité, le bitcoin est souvent utilisé pour augmenter la liquidité et rendre le portefeuille plus sûr, indépendamment de son récit à long terme. En revanche, l’or continue de jouer un rôle de véritable refuge en liquidité.
Les dynamiques opposées des banques centrales et des détenteurs à long terme
Un autre facteur clé qui façonne le marché est le comportement opposé des grands acteurs. Les banques centrales continuent d’acheter de l’or à des niveaux record, en créant une forte demande structurelle. Selon les données de NYDIG, les détenteurs à long terme de bitcoin vendent quant à eux. Les données on-chain montrent que les anciennes pièces continuent de se déplacer vers les bourses, ce qui indique un flux constant de ventes. Cette dynamique de “surplus de vendeurs” affaiblit le support des prix.
« La dynamique est tout autre sur le marché de l’or », poursuit Cipolaro, « en particulier avec les banques centrales, qui continuent d’accumuler le métal. La forte demande institutionnelle renforce le support du prix de l’or. » Cette asymétrie joue un rôle clé dans l’explication de la différence de performance entre les deux classes d’actifs en période de stress.
La perception et la tarification à court terme des risques géopolitiques
Les menaces tarifaires de Trump envers les alliés de l’OTAN via le Groenland et les spéculations sur une éventuelle opération militaire dans l’Arctique illustrent comment le marché évalue la turbulence actuelle. La perception que ces risques sont à court terme et épisodiques soutient la tarification de l’or, tout en affaiblissant le bitcoin.
L’or sert de protection contre les chocs à court terme tels que les tarifs, les menaces politiques et la perte soudaine de confiance, en tant qu’instrument traditionnel. « L’or performe mieux lors des pertes de valeur du fiat qui ne comprennent pas une perte de confiance soudaine, un risque de guerre ou un effondrement systémique total », explique Cipolaro, qui souligne que le bitcoin a été conçu comme une classe d’actifs différente. « À l’inverse, le bitcoin est plus adapté pour protéger contre la dégradation prolongée de la monnaie et la dégradation géopolitique, qui se manifeste sur des années plutôt que des semaines. »
Cette distinction indique que les marchés ne perçoivent pas encore ces risques comme fondamentaux, et continueront donc probablement à privilégier l’or.
Le paradoxe de la faiblesse du dollar et la position du bitcoin
Une autre évolution inattendue est que le bitcoin n’a pas montré de hausse parallèle à la faiblesse du dollar américain. Les stratégistes de JPMorgan analysent cette situation en précisant que la faiblesse du dollar ne provient pas de facteurs macrostructurels.
Selon eux, la faiblesse du dollar résulte de flux à court terme et de sentiment de marché, plutôt que de changements dans la croissance ou la politique monétaire. Ils ne prévoient pas que l’économie américaine se renforcera, ce qui stabiliserait la devise.
Les marchés ne perçoivent pas cette baisse du dollar comme un changement macroéconomique durable, ce qui fait que le bitcoin, plutôt qu’un refuge fiable contre le dollar, reste une classe d’actifs sensible à la liquidité. Dans cette période, les bénéficiaires privilégiés de la diversification en dollar ont été l’or et les marchés émergents, plutôt que le bitcoin.
Enfin, pour que ces comportements, que l’on pourrait qualifier de “code d’erreur 51”, soient corrigés, il faudra que la perception du risque change structurellement ou que l’incertitude macroéconomique à long terme s’intensifie. Pour l’instant, l’or et les instruments de protection à court terme continueront d’être les acteurs privilégiés en période de stress.