L’industrie cryptographique américaine se trouve à un point d’inflexion réglementaire. Le Comité de l’Agriculture du Sénat a présenté un nouveau projet de loi visant à définir la structure du cadre réglementaire pour superviser le marché des actifs numériques, suscitant à la fois optimisme et inquiétude dans le secteur.
Contrairement à des tentatives précédentes, ce projet de loi sur la structure du marché crypto représente une avancée tangible après des mois de négociations. Cependant, le chemin vers son adoption finale présente des défis importants, notamment en ce qui concerne la construction du consensus bipartite nécessaire pour en faire une loi.
Structure du nouveau projet au sein du Comité de l’Agriculture
Le Comité de l’Agriculture a proposé une structure réglementaire qui penche en faveur d’une perspective favorable à l’industrie cryptographique. Cette version stipule que les principaux développeurs de cryptomonnaies ne seraient pas automatiquement classés comme des entités financières réglementées, un aspect central pour la viabilité opérationnelle du secteur.
La proposition maintient un bouclier de responsabilité juridique pour les développeurs, à condition qu’ils ne détiennent pas d’actifs des utilisateurs. Elle confère également à la Commodity Futures Trading Commission (CFTC) le rôle de superviseur principal des marchés au comptant pour des actifs comme Bitcoin [BTC : 88 000 $], qui ne sont pas considérés comme des valeurs mobilières selon la réglementation américaine.
Le président du Comité, John Boozman, a indiqué que le projet représente “des mois de travail” tout en reconnaissant que “des divergences subsistent sur des questions fondamentales de politique”. Malgré ces désaccords, il a jugé important d’avancer avec cette initiative législative.
Défis réglementaires et divergences entre commissions
La structure proposée contraste fortement avec l’approche du Comité bancaire du Sénat, qui a rencontré davantage de controverses. Un point de rupture critique a été le débat sur la possibilité pour les stablecoins d’offrir des récompenses aux clients, un sujet qui a suscité des préoccupations dans le secteur bancaire traditionnel.
Les démocrates ont exprimé plusieurs préoccupations concernant cette structure législative. Ils craignent qu’une réglementation trop laxiste ne protège pas adéquatement les consommateurs, notamment dans le cas des finances décentralisées (DeFi). L’industrie des valeurs mobilières, quant à elle, soutient que ces entités nécessitent des cadres réglementaires similaires à ceux des institutions financières traditionnelles, ce que beaucoup de défenseurs de la DeFi considèrent comme opérationnellement impossible.
Un autre point de conflit concerne les nominations réglementaires. Certains législateurs démocrates ont remis en question la réticence apparente à nommer des membres de leur parti dans des organes de régulation tels que la CFTC et la Securities and Exchange Commission (SEC).
Prochaines étapes de la réforme législative du projet réglementaire
Pour que le projet de loi sur la structure du marché crypto progresse vers un vote en séance plénière du Sénat, il doit obtenir le soutien d’au moins sept législateurs démocrates. Les prochaines auditions législatives offriront des opportunités pour proposer des amendements susceptibles de modifier substantiellement la structure du projet de loi.
Il est largement attendu que, s’il parvient à passer au Sénat, la mesure avancera sans obstacles majeurs à la Chambre des représentants, qui a déjà montré son soutien à une législation similaire sur la clarté du marché des actifs numériques.
Le président Donald Trump a récemment indiqué que les États-Unis adopteront “bientôt” une loi globale sur les cryptomonnaies, envoyant ainsi un signal que le sujet reste à l’ordre du jour législatif de haut niveau. Par ailleurs, la Securities and Exchange Commission a publié des orientations clarifiant que les tokens d’actions sont soumis aux règles existantes sur les valeurs mobilières, traçant une ligne claire entre les produits réglementés par les émetteurs et les produits synthétiques de tiers.
Le paysage réglementaire futur
La convergence de ces efforts législatifs suggère que la structure fondamentale du projet de loi sur les marchés crypto évoluera de manière significative dans les prochains mois. L’industrie, les régulateurs et les législateurs continuent de négocier le cadre réglementaire qui permettra l’innovation tout en protégeant les intérêts des consommateurs.
Indépendamment des détails spécifiques, l’adoption d’une législation sur la structure du marché crypto représenterait une étape réglementaire importante pour un secteur qui, pendant des années, a opéré sans cadre réglementaire clair. Le projet de loi actuel, bien que imparfait selon plusieurs parties prenantes, progresse de manière significative par rapport aux tentatives précédentes, mais son succès final dépendra de la capacité des négociateurs à concilier des visions divergentes sur la manière dont la régulation de ces actifs émergents doit être structurée.
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Le cadre réglementaire du projet de loi sur la structure crypto fait face à des négociations clés au Sénat
L’industrie cryptographique américaine se trouve à un point d’inflexion réglementaire. Le Comité de l’Agriculture du Sénat a présenté un nouveau projet de loi visant à définir la structure du cadre réglementaire pour superviser le marché des actifs numériques, suscitant à la fois optimisme et inquiétude dans le secteur.
Contrairement à des tentatives précédentes, ce projet de loi sur la structure du marché crypto représente une avancée tangible après des mois de négociations. Cependant, le chemin vers son adoption finale présente des défis importants, notamment en ce qui concerne la construction du consensus bipartite nécessaire pour en faire une loi.
Structure du nouveau projet au sein du Comité de l’Agriculture
Le Comité de l’Agriculture a proposé une structure réglementaire qui penche en faveur d’une perspective favorable à l’industrie cryptographique. Cette version stipule que les principaux développeurs de cryptomonnaies ne seraient pas automatiquement classés comme des entités financières réglementées, un aspect central pour la viabilité opérationnelle du secteur.
La proposition maintient un bouclier de responsabilité juridique pour les développeurs, à condition qu’ils ne détiennent pas d’actifs des utilisateurs. Elle confère également à la Commodity Futures Trading Commission (CFTC) le rôle de superviseur principal des marchés au comptant pour des actifs comme Bitcoin [BTC : 88 000 $], qui ne sont pas considérés comme des valeurs mobilières selon la réglementation américaine.
Le président du Comité, John Boozman, a indiqué que le projet représente “des mois de travail” tout en reconnaissant que “des divergences subsistent sur des questions fondamentales de politique”. Malgré ces désaccords, il a jugé important d’avancer avec cette initiative législative.
Défis réglementaires et divergences entre commissions
La structure proposée contraste fortement avec l’approche du Comité bancaire du Sénat, qui a rencontré davantage de controverses. Un point de rupture critique a été le débat sur la possibilité pour les stablecoins d’offrir des récompenses aux clients, un sujet qui a suscité des préoccupations dans le secteur bancaire traditionnel.
Les démocrates ont exprimé plusieurs préoccupations concernant cette structure législative. Ils craignent qu’une réglementation trop laxiste ne protège pas adéquatement les consommateurs, notamment dans le cas des finances décentralisées (DeFi). L’industrie des valeurs mobilières, quant à elle, soutient que ces entités nécessitent des cadres réglementaires similaires à ceux des institutions financières traditionnelles, ce que beaucoup de défenseurs de la DeFi considèrent comme opérationnellement impossible.
Un autre point de conflit concerne les nominations réglementaires. Certains législateurs démocrates ont remis en question la réticence apparente à nommer des membres de leur parti dans des organes de régulation tels que la CFTC et la Securities and Exchange Commission (SEC).
Prochaines étapes de la réforme législative du projet réglementaire
Pour que le projet de loi sur la structure du marché crypto progresse vers un vote en séance plénière du Sénat, il doit obtenir le soutien d’au moins sept législateurs démocrates. Les prochaines auditions législatives offriront des opportunités pour proposer des amendements susceptibles de modifier substantiellement la structure du projet de loi.
Il est largement attendu que, s’il parvient à passer au Sénat, la mesure avancera sans obstacles majeurs à la Chambre des représentants, qui a déjà montré son soutien à une législation similaire sur la clarté du marché des actifs numériques.
Le président Donald Trump a récemment indiqué que les États-Unis adopteront “bientôt” une loi globale sur les cryptomonnaies, envoyant ainsi un signal que le sujet reste à l’ordre du jour législatif de haut niveau. Par ailleurs, la Securities and Exchange Commission a publié des orientations clarifiant que les tokens d’actions sont soumis aux règles existantes sur les valeurs mobilières, traçant une ligne claire entre les produits réglementés par les émetteurs et les produits synthétiques de tiers.
Le paysage réglementaire futur
La convergence de ces efforts législatifs suggère que la structure fondamentale du projet de loi sur les marchés crypto évoluera de manière significative dans les prochains mois. L’industrie, les régulateurs et les législateurs continuent de négocier le cadre réglementaire qui permettra l’innovation tout en protégeant les intérêts des consommateurs.
Indépendamment des détails spécifiques, l’adoption d’une législation sur la structure du marché crypto représenterait une étape réglementaire importante pour un secteur qui, pendant des années, a opéré sans cadre réglementaire clair. Le projet de loi actuel, bien que imparfait selon plusieurs parties prenantes, progresse de manière significative par rapport aux tentatives précédentes, mais son succès final dépendra de la capacité des négociateurs à concilier des visions divergentes sur la manière dont la régulation de ces actifs émergents doit être structurée.