La situation sur les marchés financiers internationaux connaît une transformation spectaculaire en raison de la panique bancaire qui émane du Japon. L’effondrement du marché obligataire japonais représente un scénario que les analystes redoutaient depuis des décennies, mais qui se matérialise actuellement avec des conséquences systémiques mondiales.
Lors des échanges récents, le rendement des obligations d’État japonaises à 30 ans a augmenté de manière spectaculaire, dépassant la barre des 3,91 % avec un mouvement de plus de 30 points de base. Cet événement marque un point de rupture dans le système financier mondial, car le Japon est depuis longtemps considéré comme la source la plus fiable de liquidités mondiales.
La crise mondiale de liquidité : comment le marché obligataire japonais draine le capital mondial
Ole Hansen, stratège principal chez Saxo Bank, a souligné que cette hausse des rendements du JGB est symptomatique d’une perte critique du soutien à la liquidité à l’échelle mondiale. « L’un des systèmes de soutien à la liquidité les plus fiables au monde s’affaiblit », a-t-il déclaré. « À mesure que les rendements augmentent, le capital est attiré vers le marché intérieur japonais, drainant par définition la liquidité des marchés mondiaux. »
Ce phénomène reflète l’effondrement du carry trade, une stratégie utilisée depuis des décennies par des investisseurs internationaux qui s’appuyaient sur le yen japonais comme monnaie financière bon marché. Avec la hausse des taux, les investisseurs réduisent leurs positions étrangères, créant un fossé de liquidité qui se propage à toutes les classes d’actifs mondiales. Cette dynamique représente la base de la panique bancaire qui se propage sur les marchés internationaux.
Bitcoin et actifs risqués chutent alors que le Nikkei cède 2,5 %
L’impact dans l’industrie des cryptomonnaies a été immédiat et intense. Bitcoin, qui détenait des positions supérieures à 95 000 $ la semaine précédente, a subi un effondrement et se situe désormais autour de 84 650 $ avec une baisse de 5,41 % au cours des dernières 24 heures. Les indices boursiers ont fortement chuté, avec une baisse de 2,5 % pour le Nikkei japonais et des contrats à terme américains affichant des pertes de 1,5 %.
De manière contre-intuitive, les métaux précieux ont bien performé, l’or atteignant 4 700 $ l’once et l’argent gagnant 7,5 %, reflétant la recherche désespérée d’actifs refuges en période d’incertitude. Cette dichotomie entre actifs à risque et refuges met en lumière la nature systémique de la perturbation en cours.
Le piège de la Banque du Japon : pas de choix qui n’aggrave pas la panique bancaire
Les autorités monétaires japonaises sont confrontées à un dilemme de politique économique sans solution optimale. Si la Banque du Japon tentait de contenir les rendements par une intervention directe sur le marché, la pression vendeuse se déplacerait immédiatement vers le yen, créant un nouveau front de tension. Si elle décide plutôt de resserrer la politique monétaire, les effets dépressifs sur le marché obligataire seraient encore amplifiés, exacerbant la panique bancaire sur les marchés émergents et mondiaux.
« Quelle que soit la voie choisie par la Banque du Japon, le résultat est le même : une liquidité mondiale encore plus serrée », expliqua Hansen. Les options politiques disponibles pour les décideurs japonais sont donc toutes également contre-productives du point de vue de la stabilité financière internationale.
Un vieil adage est de retour à la mode : les rendements augmentent jusqu’à ce que quelque chose casse
Jim Bianco, analyste chez Bianco Research, a invoqué un principe fondamental du marché bancaire : « Le vieil adage du marché bancaire veut que les rendements continuent d’augmenter jusqu’à ce qu’un problème se rompe. Les rendements japonais sont désormais à leur plus haut niveau en 27 ans et augmentent verticalement. Quand une rupture aura-t-elle lieu au Japon ? »
Cette déclaration résume parfaitement la nature insoutenable de la situation actuelle. Les rendements du JGB ont abandonné leur trajectoire progressive de plusieurs décennies, se transformant en une course verticale que de nombreux analystes considèrent comme non durable. La question cruciale demeure : quel actif ou marché s’effondrera en premier dans le contexte de ce resserrement mondial de la liquidité ?
La panique bancaire qui émane du Japon n’est donc pas seulement une crise financière japonaise, mais un signe d’alerte pour l’ensemble de l’écosystème mondial, où la liquidité reste le carburant fondamental de tous les marchés et classes d’actifs.
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La panique bancaire mondiale commence au Japon : les rendements du JGB explosent et les cryptomonnaies s’effondrent
La situation sur les marchés financiers internationaux connaît une transformation spectaculaire en raison de la panique bancaire qui émane du Japon. L’effondrement du marché obligataire japonais représente un scénario que les analystes redoutaient depuis des décennies, mais qui se matérialise actuellement avec des conséquences systémiques mondiales.
Lors des échanges récents, le rendement des obligations d’État japonaises à 30 ans a augmenté de manière spectaculaire, dépassant la barre des 3,91 % avec un mouvement de plus de 30 points de base. Cet événement marque un point de rupture dans le système financier mondial, car le Japon est depuis longtemps considéré comme la source la plus fiable de liquidités mondiales.
La crise mondiale de liquidité : comment le marché obligataire japonais draine le capital mondial
Ole Hansen, stratège principal chez Saxo Bank, a souligné que cette hausse des rendements du JGB est symptomatique d’une perte critique du soutien à la liquidité à l’échelle mondiale. « L’un des systèmes de soutien à la liquidité les plus fiables au monde s’affaiblit », a-t-il déclaré. « À mesure que les rendements augmentent, le capital est attiré vers le marché intérieur japonais, drainant par définition la liquidité des marchés mondiaux. »
Ce phénomène reflète l’effondrement du carry trade, une stratégie utilisée depuis des décennies par des investisseurs internationaux qui s’appuyaient sur le yen japonais comme monnaie financière bon marché. Avec la hausse des taux, les investisseurs réduisent leurs positions étrangères, créant un fossé de liquidité qui se propage à toutes les classes d’actifs mondiales. Cette dynamique représente la base de la panique bancaire qui se propage sur les marchés internationaux.
Bitcoin et actifs risqués chutent alors que le Nikkei cède 2,5 %
L’impact dans l’industrie des cryptomonnaies a été immédiat et intense. Bitcoin, qui détenait des positions supérieures à 95 000 $ la semaine précédente, a subi un effondrement et se situe désormais autour de 84 650 $ avec une baisse de 5,41 % au cours des dernières 24 heures. Les indices boursiers ont fortement chuté, avec une baisse de 2,5 % pour le Nikkei japonais et des contrats à terme américains affichant des pertes de 1,5 %.
De manière contre-intuitive, les métaux précieux ont bien performé, l’or atteignant 4 700 $ l’once et l’argent gagnant 7,5 %, reflétant la recherche désespérée d’actifs refuges en période d’incertitude. Cette dichotomie entre actifs à risque et refuges met en lumière la nature systémique de la perturbation en cours.
Le piège de la Banque du Japon : pas de choix qui n’aggrave pas la panique bancaire
Les autorités monétaires japonaises sont confrontées à un dilemme de politique économique sans solution optimale. Si la Banque du Japon tentait de contenir les rendements par une intervention directe sur le marché, la pression vendeuse se déplacerait immédiatement vers le yen, créant un nouveau front de tension. Si elle décide plutôt de resserrer la politique monétaire, les effets dépressifs sur le marché obligataire seraient encore amplifiés, exacerbant la panique bancaire sur les marchés émergents et mondiaux.
« Quelle que soit la voie choisie par la Banque du Japon, le résultat est le même : une liquidité mondiale encore plus serrée », expliqua Hansen. Les options politiques disponibles pour les décideurs japonais sont donc toutes également contre-productives du point de vue de la stabilité financière internationale.
Un vieil adage est de retour à la mode : les rendements augmentent jusqu’à ce que quelque chose casse
Jim Bianco, analyste chez Bianco Research, a invoqué un principe fondamental du marché bancaire : « Le vieil adage du marché bancaire veut que les rendements continuent d’augmenter jusqu’à ce qu’un problème se rompe. Les rendements japonais sont désormais à leur plus haut niveau en 27 ans et augmentent verticalement. Quand une rupture aura-t-elle lieu au Japon ? »
Cette déclaration résume parfaitement la nature insoutenable de la situation actuelle. Les rendements du JGB ont abandonné leur trajectoire progressive de plusieurs décennies, se transformant en une course verticale que de nombreux analystes considèrent comme non durable. La question cruciale demeure : quel actif ou marché s’effondrera en premier dans le contexte de ce resserrement mondial de la liquidité ?
La panique bancaire qui émane du Japon n’est donc pas seulement une crise financière japonaise, mais un signe d’alerte pour l’ensemble de l’écosystème mondial, où la liquidité reste le carburant fondamental de tous les marchés et classes d’actifs.