L’analyse onchain révèle une énigme préoccupante : alors que l’Ethereum enregistre des niveaux record d’activités onchain, les indicateurs de prix et l’étude des données suggèrent que cette croissance explosive pourrait être largement artificielle. Des recherches détaillées pointent vers une campagne généralisée d’empoisonnement d’adresses plutôt que vers une adoption réelle des utilisateurs, remettant en question l’interprétation bullish des métriques réseau.
L’énigme des records onchain
Le réseau Ethereum a atteint un pic remarquable avec près de 2,9 millions de transactions en une seule journée la semaine précédente, établissant un nouveau record historique. Normalement, une telle explosion d’activité onchain aurait dû déclencher un rallye majeur du prix de l’ETH, alimenté par des récits de demande croissante et de congestion réseau. Cependant, la réalité des marchés raconte une histoire très différente.
À la date actuelle du 29 janvier 2026, l’Ether s’échange à environ 2 800 $, accusant une baisse de 7,1 % sur les dernières 24 heures. Cette performance modérée contraste fortement avec les niveaux record d’activité onchain observés, révélant un décalage fondamental entre les métriques réseau et les signaux du marché. Le Bitcoin, de son côté, a également reculé à 84 170 $, en baisse de 5,9 % sur 24 heures, reflétant une prudence plus large du marché.
Cette divergence suggère que les participants du marché ne voient pas dans l’activité onchain accrue une indication fiable de demande utilisateur croissante ou de fondamentaux réseau améliorés.
L’analyse révèle une campagne massive d’empoisonnement d’adresses
Selon une analyse détaillée du chercheur onchain Andrey Sergeenkov, l’augmentation spectaculaire de l’activité réseau n’est pas attribuable à une adoption croissante, mais plutôt à une opération coordonnée d’empoisonnement d’adresses menée à grande échelle. Cette technique malveillante exploite un vecteur d’attaque classique : les escrocs génèrent des adresses de portefeuille qui imitent étroitement celles des utilisateurs légitimes, puis envoient des micro-transferts de stablecoins pour créer une illusion d’activité.
Le mécanisme est sophistiqué mais simple d’exécution : les attaquants dispersent des quantités minuscules de stablecoins—souvent inférieures à 1 $—à des milliers d’adresses cibles. Ces micro-transactions, lorsqu’elles apparaissent dans l’historique d’un portefeuille, créent l’illusion que des adresses ressemblantes sont légitimes. Lorsqu’un utilisateur copie ultérieurement une adresse de son historique sans vérifier chaque caractère, il risque de la confondre avec l’adresse factice et d’envoyer ses fonds réels à l’attaquant.
L’ampleur de cette opération est vertigineuse : Sergeenkov a identifié environ 80 % de la croissance inhabituelle des nouvelles adresses Ethereum comme étant directement liée à cette stratégie de spam aux petites valeurs.
Stablecoins et poussière : la mécanique du spam onchain
L’analyse onchain décompose précisément le fonctionnement de cette campagne. Sergeenkov a constaté que parmi les millions de nouvelles adresses créées récemment, environ 67 % ont reçu moins de 1 $ lors de leur interaction initiale, un profil cohérent avec du spam automatisé plutôt qu’avec une adoption utilisateur organique.
Au total, sur un échantillon de 5,78 millions d’adresses, environ 3,86 millions ont reçu ce que Sergeenkov qualifie de “poussière empoisonnée” comme première transaction en stablecoin. Ce chiffre écrasant révèle que la majorité des nouvelles activités réseau n’est pas le fruit d’utilisateurs découvrant des applications décentralisées ou explorant l’écosystème Ethereum de manière authentique.
Pour tracer ces opérations, Sergeenkov a suivi les flux de USDT et USDC inférieurs à 1 $ provenant d’expéditeurs distribués à au moins 10 000 adresses uniques. Les responsables identifiés étaient des contrats intelligents programmés pour financer des séries massives d’adresses malveillantes en une seule transaction. Ces contrats ont ensuite dispersé les micro-montants à travers le réseau, gonflant artificiellement les métriques onchain tout en préparant le terrain pour des fraudes futures.
Frais réduits, spam amplifié
L’intensification récente de cette campagne de spam corrèle directement avec les réductions drastiques des frais de transaction survenues après la mise à jour Fusaka en décembre 2025. Avant cette mise à jour, le coût d’exécution de millions de micro-transferts aurait été prohibitif. Désormais, les frais effrayants étant tombés à des niveaux infimes, ce qui était autrefois une arnaque à très faible taux de conversion—reposant sur quelques erreurs de copie-colle occasionnelles—est devenu une stratégie économiquement viable et scalable.
Sergeenkov note que les attaquants ont clairement ajusté leurs modèles commerciaux en réponse à cette nouvelle réalité économique. Les frais réduits ont abaissé la barrière d’entrée pour les opérations de spam massif, transformant les micro-coûts en une équation rentable même avec des taux de succès modestes.
Cette dynamique soulève une question critique : dans quelle mesure les métriques onchain reflètent-elles la santé réelle du réseau ou simplement la viabilité économique du spam ? Les records de transactions masquent potentiellement une prolifération de bruit réseau plutôt qu’une augmentation de l’utilité réelle.
Impact sur le marché plus large et repositionnement stratégique
Au-delà d’Ethereum, les marchés financiers mondiaux reflètent une dynamique contrastée. L’or a bondi à un niveau record proche de 4 675 $ lors des premières transactions en Asie du 29 janvier, stimulé par les craintes renouvelées d’une guerre commerciale suite aux menaces tarifaires de Donald Trump envers plusieurs pays européens concernant le Groenland. Cette montée de l’or reflète une fuite vers les valeurs refuge face aux incertitudes géopolitiques et macroéconomiques.
L’indice Nikkei du Japon a reculé d’environ 0,7 % dans un contexte de rendements obligataires en hausse et d’incertitude politique accrue, notamment l’anticipation d’élections anticipées. Cette convergence de facteurs négatifs illustre comment les turbulences macroéconomiques résonnent à travers les marchés mondiaux, y compris l’écosystème crypto.
L’écosystème crypto au-delà du bruit onchain
Malgré les défis liés au spam, d’autres développements dans l’écosystème crypto maintiennent une trajectoire constructive. Vitalik Buterin, co-fondateur d’Ethereum, continue d’appeler à l’émergence de “DAO différentes et meilleures”, reflétant une vision long terme pour la gouvernance décentralisée.
Dans l’espace des NFT, des projets comme Pudgy Penguins démontrent une évolution stratégique significative. Au lieu de rester cantonnés au marché des “digital luxury goods” hautement spéculatifs, Pudgy Penguins s’est repositionné en plateforme IP multi-verticale de consommation. Son approche consiste à acquérir les utilisateurs via des canaux grand public—jouets, partenariats retail, médias viraux—avant de les intégrer progressivement à la Web3 par le biais de jeux, d’NFT et du token PENGU. L’écosystème engloble désormais des produits phygital ayant généré plus de 13 millions de dollars en ventes retail et dépassé 1 million d’unités vendues, ainsi que des jeux et expériences avec Pudgy Party ayant surpassé les 500 000 téléchargements en deux semaines.
Pendant ce temps, les volumes de trading au comptant des cryptomonnaies ont été réduits de moitié, passant de 1,7 milliard de dollars l’année précédente à 900 millions de dollars, reflétant un ralentissement de l’enthousiasme du marché et une prudence accrue face aux incertitudes macroéconomiques.
Perspective : Au-delà des chiffres onchain
La situation d’Ethereum illustre une vérité fondamentale dans l’analyse des blockchains : des chiffres onchain élevés ne garantissent pas une direction de marché positive. Lorsqu’une part substantielle de l’activité réseau constitue du bruit à faible valeur—du spam structuré plutôt que de l’utilisation authentique—les pics bruts de transactions ressemblent davantage à un signal trompeur qu’à un catalyseur d’appréciation des prix.
Jusqu’à ce qu’il devienne plus clair quelle proportion de l’activité onchain réelle d’Ethereum reflète des utilisateurs engagés par rapport à des attaques automatisées coordonnées, les métriques record serviront davantage à compliquer l’interprétation des signaux fondamentaux qu’à les clarifier. Les marchés, en attendant, semblent adopter une position d’attentisme prudent face à ces énigmes de données onchain.
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Suractivité onchain d'Ethereum : Une croissance gonflée par le spam plutôt que par une demande authentique
L’analyse onchain révèle une énigme préoccupante : alors que l’Ethereum enregistre des niveaux record d’activités onchain, les indicateurs de prix et l’étude des données suggèrent que cette croissance explosive pourrait être largement artificielle. Des recherches détaillées pointent vers une campagne généralisée d’empoisonnement d’adresses plutôt que vers une adoption réelle des utilisateurs, remettant en question l’interprétation bullish des métriques réseau.
L’énigme des records onchain
Le réseau Ethereum a atteint un pic remarquable avec près de 2,9 millions de transactions en une seule journée la semaine précédente, établissant un nouveau record historique. Normalement, une telle explosion d’activité onchain aurait dû déclencher un rallye majeur du prix de l’ETH, alimenté par des récits de demande croissante et de congestion réseau. Cependant, la réalité des marchés raconte une histoire très différente.
À la date actuelle du 29 janvier 2026, l’Ether s’échange à environ 2 800 $, accusant une baisse de 7,1 % sur les dernières 24 heures. Cette performance modérée contraste fortement avec les niveaux record d’activité onchain observés, révélant un décalage fondamental entre les métriques réseau et les signaux du marché. Le Bitcoin, de son côté, a également reculé à 84 170 $, en baisse de 5,9 % sur 24 heures, reflétant une prudence plus large du marché.
Cette divergence suggère que les participants du marché ne voient pas dans l’activité onchain accrue une indication fiable de demande utilisateur croissante ou de fondamentaux réseau améliorés.
L’analyse révèle une campagne massive d’empoisonnement d’adresses
Selon une analyse détaillée du chercheur onchain Andrey Sergeenkov, l’augmentation spectaculaire de l’activité réseau n’est pas attribuable à une adoption croissante, mais plutôt à une opération coordonnée d’empoisonnement d’adresses menée à grande échelle. Cette technique malveillante exploite un vecteur d’attaque classique : les escrocs génèrent des adresses de portefeuille qui imitent étroitement celles des utilisateurs légitimes, puis envoient des micro-transferts de stablecoins pour créer une illusion d’activité.
Le mécanisme est sophistiqué mais simple d’exécution : les attaquants dispersent des quantités minuscules de stablecoins—souvent inférieures à 1 $—à des milliers d’adresses cibles. Ces micro-transactions, lorsqu’elles apparaissent dans l’historique d’un portefeuille, créent l’illusion que des adresses ressemblantes sont légitimes. Lorsqu’un utilisateur copie ultérieurement une adresse de son historique sans vérifier chaque caractère, il risque de la confondre avec l’adresse factice et d’envoyer ses fonds réels à l’attaquant.
L’ampleur de cette opération est vertigineuse : Sergeenkov a identifié environ 80 % de la croissance inhabituelle des nouvelles adresses Ethereum comme étant directement liée à cette stratégie de spam aux petites valeurs.
Stablecoins et poussière : la mécanique du spam onchain
L’analyse onchain décompose précisément le fonctionnement de cette campagne. Sergeenkov a constaté que parmi les millions de nouvelles adresses créées récemment, environ 67 % ont reçu moins de 1 $ lors de leur interaction initiale, un profil cohérent avec du spam automatisé plutôt qu’avec une adoption utilisateur organique.
Au total, sur un échantillon de 5,78 millions d’adresses, environ 3,86 millions ont reçu ce que Sergeenkov qualifie de “poussière empoisonnée” comme première transaction en stablecoin. Ce chiffre écrasant révèle que la majorité des nouvelles activités réseau n’est pas le fruit d’utilisateurs découvrant des applications décentralisées ou explorant l’écosystème Ethereum de manière authentique.
Pour tracer ces opérations, Sergeenkov a suivi les flux de USDT et USDC inférieurs à 1 $ provenant d’expéditeurs distribués à au moins 10 000 adresses uniques. Les responsables identifiés étaient des contrats intelligents programmés pour financer des séries massives d’adresses malveillantes en une seule transaction. Ces contrats ont ensuite dispersé les micro-montants à travers le réseau, gonflant artificiellement les métriques onchain tout en préparant le terrain pour des fraudes futures.
Frais réduits, spam amplifié
L’intensification récente de cette campagne de spam corrèle directement avec les réductions drastiques des frais de transaction survenues après la mise à jour Fusaka en décembre 2025. Avant cette mise à jour, le coût d’exécution de millions de micro-transferts aurait été prohibitif. Désormais, les frais effrayants étant tombés à des niveaux infimes, ce qui était autrefois une arnaque à très faible taux de conversion—reposant sur quelques erreurs de copie-colle occasionnelles—est devenu une stratégie économiquement viable et scalable.
Sergeenkov note que les attaquants ont clairement ajusté leurs modèles commerciaux en réponse à cette nouvelle réalité économique. Les frais réduits ont abaissé la barrière d’entrée pour les opérations de spam massif, transformant les micro-coûts en une équation rentable même avec des taux de succès modestes.
Cette dynamique soulève une question critique : dans quelle mesure les métriques onchain reflètent-elles la santé réelle du réseau ou simplement la viabilité économique du spam ? Les records de transactions masquent potentiellement une prolifération de bruit réseau plutôt qu’une augmentation de l’utilité réelle.
Impact sur le marché plus large et repositionnement stratégique
Au-delà d’Ethereum, les marchés financiers mondiaux reflètent une dynamique contrastée. L’or a bondi à un niveau record proche de 4 675 $ lors des premières transactions en Asie du 29 janvier, stimulé par les craintes renouvelées d’une guerre commerciale suite aux menaces tarifaires de Donald Trump envers plusieurs pays européens concernant le Groenland. Cette montée de l’or reflète une fuite vers les valeurs refuge face aux incertitudes géopolitiques et macroéconomiques.
L’indice Nikkei du Japon a reculé d’environ 0,7 % dans un contexte de rendements obligataires en hausse et d’incertitude politique accrue, notamment l’anticipation d’élections anticipées. Cette convergence de facteurs négatifs illustre comment les turbulences macroéconomiques résonnent à travers les marchés mondiaux, y compris l’écosystème crypto.
L’écosystème crypto au-delà du bruit onchain
Malgré les défis liés au spam, d’autres développements dans l’écosystème crypto maintiennent une trajectoire constructive. Vitalik Buterin, co-fondateur d’Ethereum, continue d’appeler à l’émergence de “DAO différentes et meilleures”, reflétant une vision long terme pour la gouvernance décentralisée.
Dans l’espace des NFT, des projets comme Pudgy Penguins démontrent une évolution stratégique significative. Au lieu de rester cantonnés au marché des “digital luxury goods” hautement spéculatifs, Pudgy Penguins s’est repositionné en plateforme IP multi-verticale de consommation. Son approche consiste à acquérir les utilisateurs via des canaux grand public—jouets, partenariats retail, médias viraux—avant de les intégrer progressivement à la Web3 par le biais de jeux, d’NFT et du token PENGU. L’écosystème engloble désormais des produits phygital ayant généré plus de 13 millions de dollars en ventes retail et dépassé 1 million d’unités vendues, ainsi que des jeux et expériences avec Pudgy Party ayant surpassé les 500 000 téléchargements en deux semaines.
Pendant ce temps, les volumes de trading au comptant des cryptomonnaies ont été réduits de moitié, passant de 1,7 milliard de dollars l’année précédente à 900 millions de dollars, reflétant un ralentissement de l’enthousiasme du marché et une prudence accrue face aux incertitudes macroéconomiques.
Perspective : Au-delà des chiffres onchain
La situation d’Ethereum illustre une vérité fondamentale dans l’analyse des blockchains : des chiffres onchain élevés ne garantissent pas une direction de marché positive. Lorsqu’une part substantielle de l’activité réseau constitue du bruit à faible valeur—du spam structuré plutôt que de l’utilisation authentique—les pics bruts de transactions ressemblent davantage à un signal trompeur qu’à un catalyseur d’appréciation des prix.
Jusqu’à ce qu’il devienne plus clair quelle proportion de l’activité onchain réelle d’Ethereum reflète des utilisateurs engagés par rapport à des attaques automatisées coordonnées, les métriques record serviront davantage à compliquer l’interprétation des signaux fondamentaux qu’à les clarifier. Les marchés, en attendant, semblent adopter une position d’attentisme prudent face à ces énigmes de données onchain.