Tempête parfaite : lorsque le "Choc Wosh" rencontre l'"ombre d'Epstein" — que se passe-t-il actuellement sur les actifs mondiaux ?
Des chutes épiques de l'or et de l'argent à la fragilité des marchés américains, une crise de liquidité transmarchés se prépare
I. Week-end noir : la "carnage multiple" sur plusieurs classes d'actifs
Le premier week-end de février 2025, les marchés financiers mondiaux ont vécu une véritable "tempête parfaite".
Le marché des métaux précieux a été le premier à déclencher la crise. Le 30 janvier, le prix international de l'or a chuté brutalement d’un sommet historique proche de 5600 dollars/once, avec une baisse de plus de 10% en une seule journée, enregistrant la plus forte chute journalière depuis les années 1980 ; l’argent a même plongé de plus de 26%, dépassant brièvement 80 dollars/once en intraday, établissant un nouveau record de la plus forte chute journalière. Au 2 février, l’or au comptant est tombé sous 4700 dollars/once, en baisse de près de 1100 dollars par rapport au sommet.
Le marché des cryptomonnaies a suivi. Le Bitcoin a franchi le seuil psychologique de 75 000 dollars en fin de week-end, atteignant un nouveau plus bas à court terme, rompant le support de 87 000 dollars de l’actif actif, ce qui fait écho à la perte de support précédente.
Les contrats à terme sur le marché américain ont également été sous pression. Avant l’ouverture du 2 février, le contrat Nasdaq futures a chuté de près de 1%, le S&P 500 a reculé depuis ses sommets, et l’indice de la peur VIX a bondi à 17,44, traduisant une forte prudence du marché.
Il s’agit d’une vente massive synchronisée rare entre plusieurs classes d’actifs, alimentée par une série de risques macroéconomiques concentrés.
II. Triple coup dur : la paille qui écrase le marché
Premier coup : la nomination de Wosh — le paradoxe de la "politique de baisse des taux hawkish"
Le 30 janvier, Trump a officiellement nommé Kevin Warsh comme prochain président de la Réserve fédérale.
Qui est Wosh ? Entre 2006 et 2011, lorsqu’il siégeait au Conseil de la Fed, il a toujours été un opposant ferme à l’assouplissement quantitatif. En 2011, lors du lancement de la deuxième phase de QE, il a démissionné en protestation. Il prône une "transformation du système" de la Fed, en réduisant son bilan massif, même si cela implique une politique de resserrement.
Mais, de façon étrange, Wosh a récemment proposé dans une chronique du Wall Street Journal un compromis entre "baisse limitée des taux + réduction du bilan" — ce que certains interprètent comme une "politique hawkish de baisse des taux" : en surface, il semble suivre la demande de Trump, mais en réalité, il retire de la liquidité via la réduction du bilan.
Ce cocktail de politiques a un impact dévastateur sur le marché. La chute de l’or et de l’argent en est la conséquence : le marché anticipait que le nouveau président de la Fed appliquerait une combinaison de "baisse des taux + expansion du bilan", mais la nomination de Wosh a complètement bouleversé cette attente.
Deuxième coup : les documents Epstein — la "cygne noir" du risque politique
Ce qui inquiète encore plus le marché, c’est la fermentation continue des "documents Epstein" le week-end dernier. Plus de 3 millions de pages de dossiers ont été révélées, impliquant Wosh : son nom apparaît dans la liste des invités à la "fête de Noël sur l’île de Saint-Barthélemy" en 2010.
Bien qu’aucune preuve ne montre pour l’instant une participation illégale de Wosh, son nom associé à ce scandale planétaire constitue déjà un lourd fardeau politique. Dans un contexte économique déjà controversé, cet événement rend la nomination encore plus difficile.
L’incertitude politique se traduit en prime par une prime de risque accrue sur le marché.
Troisième coup : la politique tarifaire — l’épée de Damoclès du conflit commercial
La politique tarifaire de l’administration Trump continue de s’intensifier. Selon un décret signé le 1er février 2025, les États-Unis ont imposé une surtaxe de 10% sur les produits chinois pour des raisons liées à la problématique du fentanyl, et une surtaxe de 25% sur les produits mexicains et canadiens (10% sur l’énergie). Le 4 février, la Chine a rapidement répliqué, imposant une surtaxe de 15% sur le charbon et le GNL, et de 10% sur le pétrole brut et les machines agricoles.
Si une nouvelle vague de tarifs étend leur champ d’application, cela pourrait non seulement nuire à la confiance des consommateurs et aux profits des entreprises, mais aussi faire exploser le déficit budgétaire déjà colossal. Selon les prévisions, le déficit américain pourrait atteindre 601 milliards de dollars au premier trimestre 2026.
III. Trou noir de liquidité : la chaîne de contagion des produits aux actions
Le moteur principal de cette tempête est la liquidation forcée de positions à effet de levier élevé, entraînant une contagion de la liquidité.
La spirale mortelle des matières premières
La chute de l’or et de l’argent ne résulte pas d’un dégradation des fondamentaux, mais d’un phénomène typique de déchaînement de liquidités :
1. Transactions surchauffées : en un mois seulement en début 2026, l’or a gagné près de 30%, l’argent a doublé, avec un RSI dépassant 93, et des positions atteignant des niveaux historiques
2. Hausse des marges : le CME a augmenté le 2 février la marge sur l’or de 6% à 8%, et sur l’argent de 11% à 15%
3. Liquidation forcée : les positions longues à effet de levier élevé ont été massivement liquidées en peu de temps, avec un montant de liquidation de 140 millions de dollars en 24h sur les contrats à terme tokenisés
4. Vente transmarchés : pour couvrir leurs marges, les investisseurs ont été contraints de vendre d’autres actifs, provoquant une contagion de risques entre marchés
Ce type de "carnage multiple" est statistiquement un événement extrême de niveau "7 sigma" — équivalent à une catastrophe géologique rare, se produisant une fois par siècle.
Crise technique sur le marché américain
D’un point de vue technique, le Nasdaq évolue en range depuis trois mois, formant une structure en drapeau haussier. La ligne de tendance haussière clé a été une seconde fois efficacement cassée, ce qui porte un coup sérieux à la confiance du marché.
Si la clôture de ce soir est en dessous du précédent plus bas, formant un "plus bas plus bas" (Lower Low), une tendance baissière plus large pourrait alors s’installer.
Plus inquiétant encore, la fracture du récit autour de l’IA commence à apparaître. La faiblesse récente du Nasdaq, notamment dans le secteur logiciel, qui est devenu le secteur le plus survendu du S&P 500, indique que la frénésie autour de l’IA commence à se calmer. Les investisseurs prennent conscience que la concrétisation commerciale et la rentabilité de l’IA seront beaucoup plus longues que prévu.
----
IV. Le spectre de 1979 : stagflation et dilemme politique
L’environnement géopolitique et macroéconomique actuel présente des similitudes frappantes avec 1979.
Cette année-là, l’URSS a envahi l’Afghanistan, la révolution iranienne a déclenché une deuxième crise pétrolière, et l’économie mondiale s’est enlisée dans un marasme de stagflation. La Fed de l’époque, sous pression politique, n’a pas su agir rapidement, ce qui a conduit à une inflation hors de contrôle. Finalement, Paul Volcker a dû appliquer une politique de "choc thérapeutique" avec des hausses de taux brutales pour contenir l’inflation, au prix d’une récession profonde.
Aujourd’hui, nous faisons face à une situation similaire :
• Tensions géopolitiques au Moyen-Orient : selon Polymarket, la probabilité que les États-Unis frappent l’Iran d’ici la fin du mois est de 31%
• Fluctuations des prix de l’énergie : le pétrole brut a chuté de 5,51% à 61,62 dollars le baril, mais la prime de risque géopolitique continue de s’accumuler
• Résistance à la désinflation : l’indice PPI américain de décembre 2025, supérieur aux attentes, montre que l’inflation s’ancre dans l’économie
• Risque d’intervention politique : la possibilité d’une ingérence du gouvernement Trump dans l’indépendance de la Fed évoque le risque d’erreurs politiques passées
Le rendement du bon du Trésor à 10 ans a déjà atteint 4,218%, et la charge annuelle des intérêts de la dette dépasse 1 000 milliards de dollars. Si l’histoire se répète, la politique de resserrement agressif pour maîtriser l’inflation pourrait mettre fin à ce cycle haussier.
V. La crise de Waterbei à Shenzhen : la tempête débarque en Chine
Cette crise de liquidité mondiale a déjà touché la Chine.
Plusieurs bijouteries de Waterbei à Shenzhen ont fait faillite en raison de leur participation à des transactions de spéculation sur l’or sans licence, impliquant des montants pouvant atteindre des centaines de milliards de yuans, affectant des milliers d’investisseurs. Ces boutiques, via un modèle de "gestion de patrimoine pour clients", promettaient des rendements fixes élevés, mais en réalité, elles faisaient de la spéculation sur l’or à effet de levier élevé à l’étranger.
Lorsque le prix international de l’or s’est effondré, ces positions à effet de levier ont été liquidées de force, les boutiques n’ayant pas pu rembourser les fonds des clients, provoquant leur faillite. Cela révèle :
1. Arbitrage réglementaire : certains acteurs exploitent la différence de réglementation entre la Chine et l’étranger pour faire de la spéculation à effet de levier élevé
2. Manque d’éducation des investisseurs : les investisseurs ordinaires sous-estiment les risques liés à l’effet de levier sur les contrats à terme
3. Contagion transfrontalière : la volatilité des marchés internationaux se transmet rapidement via des canaux informels vers la Chine
----
VI. Perspectives futures : chercher un point d’ancrage dans l’incertitude
Court terme (1-3 mois) : le marché entrera dans une période de forte volatilité. Le Bitcoin pourrait tester la zone 70 000-75 000 dollars, et si le marché américain forme un "plus bas plus bas", cela pourrait déclencher une vente en chaîne par des algorithmes. L’indice VIX pourrait continuer à grimper.
Moyen terme (3-6 mois) : l’essentiel dépendra de la mise en œuvre concrète de la politique de Wosh. Si ses mesures hawkish sont réellement appliquées, la liquidité mondiale sera fortement resserrée, et les actifs risqués pourraient subir une réévaluation. En revanche, un relâchement de la politique pourrait ouvrir une fenêtre de rebond.
Long terme (plus de 6 mois) : les facteurs structurels n’ont pas changé. La demande mondiale d’or par les banques centrales, la dédollarisation, et le taux d’intérêt réel négatif aux États-Unis restent des piliers fondamentaux du marché haussier de l’or. La chute actuelle n’est qu’une décharge de la bulle spéculative, et non la fin du marché haussier.
Pour les gestionnaires d’actifs, c’est peut-être le moment de réévaluer la stratégie de "l’or comme ancrage de gestion des risques". Comme vous l’aviez partagé, avec une allocation de 30%-40% en or, cette stratégie de couverture contre le risque prend tout son sens dans le contexte actuel.
Conclusion : penser dans l’œil de la tempête
De la chute épique de l’or et de l’argent, au crash du Bitcoin, jusqu’à la fragilité des marchés américains, le marché traverse une crise mondiale de désendettement.
Lorsque des investisseurs sont forcés de liquider leurs positions à effet de levier élevé pour couvrir leurs marges, ils vendent d’autres actifs, provoquant une contagion transmarchés. Si cette crise de liquidité persiste, le prochain actif à subir une forte correction pourrait être les actions américaines, encore très surévaluées.
La nomination de Wosh et la révélation des documents Epstein ne sont que la dernière paille. La vraie question est : après l’éclatement de cette crise de liquidité, comment le marché va-t-il réévaluer le risque ?
Le spectre de 1979 rôde, mais l’histoire ne se répète pas simplement. Pour les investisseurs, rester calme dans la tempête, et chercher un point d’ancrage dans la volatilité, pourrait être la seule façon de traverser le cycle.
Comment percevez-vous cette crise de liquidité transmarchés ? Est-ce une correction à court terme ou le signe d’un risque systémique ? Partagez votre avis dans les commentaires !
Si cet article vous a été utile, n’hésitez pas à liker, sauvegarder, partager pour que plus de personnes découvrent la vérité du marché. Suivez-nous pour ne pas perdre le fil, et recevoir en premier une analyse approfondie du marché !
Avertissement : cet article est à titre informatif uniquement, ne constitue pas un conseil en investissement. La volatilité des marchés financiers étant élevée, faites preuve de prudence selon votre profil de risque.
Cette page peut inclure du contenu de tiers fourni à des fins d'information uniquement. Gate ne garantit ni l'exactitude ni la validité de ces contenus, n’endosse pas les opinions exprimées, et ne fournit aucun conseil financier ou professionnel à travers ces informations. Voir la section Avertissement pour plus de détails.
Tempête parfaite : lorsque le "Choc Wosh" rencontre l'"ombre d'Epstein" — que se passe-t-il actuellement sur les actifs mondiaux ?
Des chutes épiques de l'or et de l'argent à la fragilité des marchés américains, une crise de liquidité transmarchés se prépare
I. Week-end noir : la "carnage multiple" sur plusieurs classes d'actifs
Le premier week-end de février 2025, les marchés financiers mondiaux ont vécu une véritable "tempête parfaite".
Le marché des métaux précieux a été le premier à déclencher la crise. Le 30 janvier, le prix international de l'or a chuté brutalement d’un sommet historique proche de 5600 dollars/once, avec une baisse de plus de 10% en une seule journée, enregistrant la plus forte chute journalière depuis les années 1980 ; l’argent a même plongé de plus de 26%, dépassant brièvement 80 dollars/once en intraday, établissant un nouveau record de la plus forte chute journalière. Au 2 février, l’or au comptant est tombé sous 4700 dollars/once, en baisse de près de 1100 dollars par rapport au sommet.
Le marché des cryptomonnaies a suivi. Le Bitcoin a franchi le seuil psychologique de 75 000 dollars en fin de week-end, atteignant un nouveau plus bas à court terme, rompant le support de 87 000 dollars de l’actif actif, ce qui fait écho à la perte de support précédente.
Les contrats à terme sur le marché américain ont également été sous pression. Avant l’ouverture du 2 février, le contrat Nasdaq futures a chuté de près de 1%, le S&P 500 a reculé depuis ses sommets, et l’indice de la peur VIX a bondi à 17,44, traduisant une forte prudence du marché.
Il s’agit d’une vente massive synchronisée rare entre plusieurs classes d’actifs, alimentée par une série de risques macroéconomiques concentrés.
II. Triple coup dur : la paille qui écrase le marché
Premier coup : la nomination de Wosh — le paradoxe de la "politique de baisse des taux hawkish"
Le 30 janvier, Trump a officiellement nommé Kevin Warsh comme prochain président de la Réserve fédérale.
Qui est Wosh ? Entre 2006 et 2011, lorsqu’il siégeait au Conseil de la Fed, il a toujours été un opposant ferme à l’assouplissement quantitatif. En 2011, lors du lancement de la deuxième phase de QE, il a démissionné en protestation. Il prône une "transformation du système" de la Fed, en réduisant son bilan massif, même si cela implique une politique de resserrement.
Mais, de façon étrange, Wosh a récemment proposé dans une chronique du Wall Street Journal un compromis entre "baisse limitée des taux + réduction du bilan" — ce que certains interprètent comme une "politique hawkish de baisse des taux" : en surface, il semble suivre la demande de Trump, mais en réalité, il retire de la liquidité via la réduction du bilan.
Ce cocktail de politiques a un impact dévastateur sur le marché. La chute de l’or et de l’argent en est la conséquence : le marché anticipait que le nouveau président de la Fed appliquerait une combinaison de "baisse des taux + expansion du bilan", mais la nomination de Wosh a complètement bouleversé cette attente.
Deuxième coup : les documents Epstein — la "cygne noir" du risque politique
Ce qui inquiète encore plus le marché, c’est la fermentation continue des "documents Epstein" le week-end dernier. Plus de 3 millions de pages de dossiers ont été révélées, impliquant Wosh : son nom apparaît dans la liste des invités à la "fête de Noël sur l’île de Saint-Barthélemy" en 2010.
Bien qu’aucune preuve ne montre pour l’instant une participation illégale de Wosh, son nom associé à ce scandale planétaire constitue déjà un lourd fardeau politique. Dans un contexte économique déjà controversé, cet événement rend la nomination encore plus difficile.
L’incertitude politique se traduit en prime par une prime de risque accrue sur le marché.
Troisième coup : la politique tarifaire — l’épée de Damoclès du conflit commercial
La politique tarifaire de l’administration Trump continue de s’intensifier. Selon un décret signé le 1er février 2025, les États-Unis ont imposé une surtaxe de 10% sur les produits chinois pour des raisons liées à la problématique du fentanyl, et une surtaxe de 25% sur les produits mexicains et canadiens (10% sur l’énergie). Le 4 février, la Chine a rapidement répliqué, imposant une surtaxe de 15% sur le charbon et le GNL, et de 10% sur le pétrole brut et les machines agricoles.
Si une nouvelle vague de tarifs étend leur champ d’application, cela pourrait non seulement nuire à la confiance des consommateurs et aux profits des entreprises, mais aussi faire exploser le déficit budgétaire déjà colossal. Selon les prévisions, le déficit américain pourrait atteindre 601 milliards de dollars au premier trimestre 2026.
III. Trou noir de liquidité : la chaîne de contagion des produits aux actions
Le moteur principal de cette tempête est la liquidation forcée de positions à effet de levier élevé, entraînant une contagion de la liquidité.
La spirale mortelle des matières premières
La chute de l’or et de l’argent ne résulte pas d’un dégradation des fondamentaux, mais d’un phénomène typique de déchaînement de liquidités :
1. Transactions surchauffées : en un mois seulement en début 2026, l’or a gagné près de 30%, l’argent a doublé, avec un RSI dépassant 93, et des positions atteignant des niveaux historiques
2. Hausse des marges : le CME a augmenté le 2 février la marge sur l’or de 6% à 8%, et sur l’argent de 11% à 15%
3. Liquidation forcée : les positions longues à effet de levier élevé ont été massivement liquidées en peu de temps, avec un montant de liquidation de 140 millions de dollars en 24h sur les contrats à terme tokenisés
4. Vente transmarchés : pour couvrir leurs marges, les investisseurs ont été contraints de vendre d’autres actifs, provoquant une contagion de risques entre marchés
Ce type de "carnage multiple" est statistiquement un événement extrême de niveau "7 sigma" — équivalent à une catastrophe géologique rare, se produisant une fois par siècle.
Crise technique sur le marché américain
D’un point de vue technique, le Nasdaq évolue en range depuis trois mois, formant une structure en drapeau haussier. La ligne de tendance haussière clé a été une seconde fois efficacement cassée, ce qui porte un coup sérieux à la confiance du marché.
Si la clôture de ce soir est en dessous du précédent plus bas, formant un "plus bas plus bas" (Lower Low), une tendance baissière plus large pourrait alors s’installer.
Plus inquiétant encore, la fracture du récit autour de l’IA commence à apparaître. La faiblesse récente du Nasdaq, notamment dans le secteur logiciel, qui est devenu le secteur le plus survendu du S&P 500, indique que la frénésie autour de l’IA commence à se calmer. Les investisseurs prennent conscience que la concrétisation commerciale et la rentabilité de l’IA seront beaucoup plus longues que prévu.
----
IV. Le spectre de 1979 : stagflation et dilemme politique
L’environnement géopolitique et macroéconomique actuel présente des similitudes frappantes avec 1979.
Cette année-là, l’URSS a envahi l’Afghanistan, la révolution iranienne a déclenché une deuxième crise pétrolière, et l’économie mondiale s’est enlisée dans un marasme de stagflation. La Fed de l’époque, sous pression politique, n’a pas su agir rapidement, ce qui a conduit à une inflation hors de contrôle. Finalement, Paul Volcker a dû appliquer une politique de "choc thérapeutique" avec des hausses de taux brutales pour contenir l’inflation, au prix d’une récession profonde.
Aujourd’hui, nous faisons face à une situation similaire :
• Tensions géopolitiques au Moyen-Orient : selon Polymarket, la probabilité que les États-Unis frappent l’Iran d’ici la fin du mois est de 31%
• Fluctuations des prix de l’énergie : le pétrole brut a chuté de 5,51% à 61,62 dollars le baril, mais la prime de risque géopolitique continue de s’accumuler
• Résistance à la désinflation : l’indice PPI américain de décembre 2025, supérieur aux attentes, montre que l’inflation s’ancre dans l’économie
• Risque d’intervention politique : la possibilité d’une ingérence du gouvernement Trump dans l’indépendance de la Fed évoque le risque d’erreurs politiques passées
Le rendement du bon du Trésor à 10 ans a déjà atteint 4,218%, et la charge annuelle des intérêts de la dette dépasse 1 000 milliards de dollars. Si l’histoire se répète, la politique de resserrement agressif pour maîtriser l’inflation pourrait mettre fin à ce cycle haussier.
V. La crise de Waterbei à Shenzhen : la tempête débarque en Chine
Cette crise de liquidité mondiale a déjà touché la Chine.
Plusieurs bijouteries de Waterbei à Shenzhen ont fait faillite en raison de leur participation à des transactions de spéculation sur l’or sans licence, impliquant des montants pouvant atteindre des centaines de milliards de yuans, affectant des milliers d’investisseurs. Ces boutiques, via un modèle de "gestion de patrimoine pour clients", promettaient des rendements fixes élevés, mais en réalité, elles faisaient de la spéculation sur l’or à effet de levier élevé à l’étranger.
Lorsque le prix international de l’or s’est effondré, ces positions à effet de levier ont été liquidées de force, les boutiques n’ayant pas pu rembourser les fonds des clients, provoquant leur faillite. Cela révèle :
1. Arbitrage réglementaire : certains acteurs exploitent la différence de réglementation entre la Chine et l’étranger pour faire de la spéculation à effet de levier élevé
2. Manque d’éducation des investisseurs : les investisseurs ordinaires sous-estiment les risques liés à l’effet de levier sur les contrats à terme
3. Contagion transfrontalière : la volatilité des marchés internationaux se transmet rapidement via des canaux informels vers la Chine
----
VI. Perspectives futures : chercher un point d’ancrage dans l’incertitude
Court terme (1-3 mois) : le marché entrera dans une période de forte volatilité. Le Bitcoin pourrait tester la zone 70 000-75 000 dollars, et si le marché américain forme un "plus bas plus bas", cela pourrait déclencher une vente en chaîne par des algorithmes. L’indice VIX pourrait continuer à grimper.
Moyen terme (3-6 mois) : l’essentiel dépendra de la mise en œuvre concrète de la politique de Wosh. Si ses mesures hawkish sont réellement appliquées, la liquidité mondiale sera fortement resserrée, et les actifs risqués pourraient subir une réévaluation. En revanche, un relâchement de la politique pourrait ouvrir une fenêtre de rebond.
Long terme (plus de 6 mois) : les facteurs structurels n’ont pas changé. La demande mondiale d’or par les banques centrales, la dédollarisation, et le taux d’intérêt réel négatif aux États-Unis restent des piliers fondamentaux du marché haussier de l’or. La chute actuelle n’est qu’une décharge de la bulle spéculative, et non la fin du marché haussier.
Pour les gestionnaires d’actifs, c’est peut-être le moment de réévaluer la stratégie de "l’or comme ancrage de gestion des risques". Comme vous l’aviez partagé, avec une allocation de 30%-40% en or, cette stratégie de couverture contre le risque prend tout son sens dans le contexte actuel.
Conclusion : penser dans l’œil de la tempête
De la chute épique de l’or et de l’argent, au crash du Bitcoin, jusqu’à la fragilité des marchés américains, le marché traverse une crise mondiale de désendettement.
Lorsque des investisseurs sont forcés de liquider leurs positions à effet de levier élevé pour couvrir leurs marges, ils vendent d’autres actifs, provoquant une contagion transmarchés. Si cette crise de liquidité persiste, le prochain actif à subir une forte correction pourrait être les actions américaines, encore très surévaluées.
La nomination de Wosh et la révélation des documents Epstein ne sont que la dernière paille. La vraie question est : après l’éclatement de cette crise de liquidité, comment le marché va-t-il réévaluer le risque ?
Le spectre de 1979 rôde, mais l’histoire ne se répète pas simplement. Pour les investisseurs, rester calme dans la tempête, et chercher un point d’ancrage dans la volatilité, pourrait être la seule façon de traverser le cycle.
Comment percevez-vous cette crise de liquidité transmarchés ? Est-ce une correction à court terme ou le signe d’un risque systémique ? Partagez votre avis dans les commentaires !
Si cet article vous a été utile, n’hésitez pas à liker, sauvegarder, partager pour que plus de personnes découvrent la vérité du marché. Suivez-nous pour ne pas perdre le fil, et recevoir en premier une analyse approfondie du marché !
Avertissement : cet article est à titre informatif uniquement, ne constitue pas un conseil en investissement. La volatilité des marchés financiers étant élevée, faites preuve de prudence selon votre profil de risque.
#加密市场回调 $BTC