Si les mamans au foyer étaient rémunérées, elles gagneraient plus de 145 000 $ par an — révèle une étude sur la valeur économique cachée

Le travail que les mères font ne s’arrête jamais. Alors que la fête des mères arrive une fois par an, le travail que les mamans investissent dans leurs familles, leurs maisons et leurs enfants continue 365 jours par an. Une analyse révolutionnaire de l’Index de la fête des mères 2025 d’Insure.com soulève une question frappante : si les mamans au foyer étaient payées pour chaque tâche qu’elles effectuent, à quoi ressemblerait leur compensation annuelle ? La réponse est édifiante : environ 145 235 $ par an — un chiffre qui dépasse le calcul de l’année précédente de 4 %.

Pour contextualiser ce chiffre, considérez que le revenu annuel médian des travailleurs à plein temps aux États-Unis s’élève à 62 088 $, selon les dernières données du Bureau of Labor Statistics des États-Unis. Cela signifie que la valeur économique du travail maternel non rémunéré est plus de deux fois supérieure à ce que gagnent les travailleurs américains à plein temps. Pour la plupart des familles, se permettre de payer quelqu’un pour ces services serait financièrement impossible.

Analyse de la valeur économique du travail maternel non rémunéré

Comment les chercheurs en sont-ils arrivés à ce chiffre de 145 000 $? Insure.com a mené une analyse complète de tous les emplois que les mamans au foyer jonglent tout au long de leur semaine. La méthodologie était simple mais révélatrice : les chercheurs ont identifié chaque tâche que les mères accomplissent, ont recherché le salaire de marché pour des postes professionnels équivalents, ont calculé les heures que les mères consacrent à chaque rôle chaque semaine, puis ont extrapolé les revenus annuels.

L’étendue des responsabilités maternelles est stupéfiante. Elle englobe tout, de la préparation des repas et du nettoyage de la maison à la gestion du linge. Au-delà des tâches ménagères de base, les mères agissent en tant que chauffeurs, prestataires de soins de santé, éducateurs, comptables, conseillers et spécialistes du soutien émotionnel pour leurs familles. La diversité des rôles — chacun nécessitant des compétences et une expertise spécifiques — souligne pourquoi le chiffre de la compensation est si substantiel.

Les emplois que les mamans jonglent et ce qu’elles gagneraient sur le marché

Lorsqu’on décompose par rôles individuels, l’image financière devient encore plus frappante. Les cinq positions les plus chronophages que les mères occupent comprennent :

  • Spécialiste de la garde d’enfants (40 heures par semaine) : 33 134 $ par an
  • Coordinateur de soutien communautaire (40 heures) : 13 469 $ par an
  • Rôle de soutien éducatif (20 heures) : 24 156 $ par an
  • Préparation des repas (14 heures) : 12 478 $ par an
  • Gestion du ménage (10 heures) : 9 043 $ par an

Ces cinq catégories à elles seules totalisent 92 280 $ en compensation annuelle. Au-delà de ces rôles principaux, Insure.com a identifié quatorze classifications professionnelles supplémentaires — allant de la prise de décisions judiciaires aux services de soins personnels — que les mères effectuent tout au long de leur semaine. Chacune contribue à la valeur économique totale du travail maternel.

Pourquoi remplacer le travail d’une mère au foyer coûterait une fortune

Les implications pratiques de ces calculs ne peuvent être surestimées. Selon des recherches de l’Institut de politique sur l’égalité des genres, dans les ménages à double revenu, les mères assument 1,6 fois plus de responsabilités en matière de garde d’enfants et de gestion du ménage que les pères. Cette disparité révèle non seulement un déséquilibre de charge de travail, mais aussi le fardeau économique caché qui pèse de manière disproportionnée sur les femmes.

Un planificateur financier certifié et stratège en patrimoine a noté une réalité critique : “Les mamans au foyer fonctionnent comme le directeur des opérations de leur foyer, orchestrant la logistique de la garde d’enfants, gérant les horaires familiaux, coordonnant les transports et s’occupant de d’innombrables autres responsabilités. Si quelque chose lui arrivait, la famille ferait face à des dépenses extraordinaires pour remplacer ces fonctions — potentiellement des dizaines de milliers de dollars par an en garde d’enfants rémunérée, services de ménage, tutorat et autres soutiens externalisés.”

Cette observation met en lumière la vulnérabilité des familles fortement dépendantes du travail maternel non rémunéré. Remplacer même des portions des responsabilités d’une mère au foyer par des services de marché nécessiterait d’embaucher plusieurs professionnels, multipliant les coûts de manière exponentielle.

Le déséquilibre de genre dans le travail domestique

Le contexte plus large est important ici : bien que la grande majorité des mères américaines participent au marché du travail rémunéré dans une certaine mesure, un segment important travaille exclusivement à la maison. Selon le rapport 2024 sur l’état de la maternité de Motherly, environ 18 % des mères américaines s’identifient comme parents au foyer. Cette population, bien que décroissante au fil des décennies, reste substantielle — représentant des millions de femmes gérant la structure opérationnelle complète de leurs ménages.

La recherche de l’Institut de politique sur l’égalité des genres sur “L’écart de temps libre entre les sexes” fournit un contexte supplémentaire : même lorsque les deux partenaires travaillent à plein temps, la distribution du travail domestique reste inégale. Ce modèle systémique souligne que l’invisibilité économique du travail maternel n’est pas accidentelle — elle reflète des inégalités structurelles plus profondes dans la façon dont les sociétés valorisent le travail de soins non rémunéré.

La valorisation annuelle de 145 000 $ n’est pas simplement un chiffre abstrait. Elle représente une contribution économique réelle et tangible qui reste largement non compensée et sous-estimée. Que les mères travaillent exclusivement à la maison ou équilibrent un emploi rémunéré avec la gestion du ménage, ces données illustrent pourquoi la relation de la société avec l’économie de la maternité exige une sérieuse reconsidération — en particulier alors que les familles naviguent dans les coûts de garde d’enfants, les dépenses éducatives et la question de savoir si elles peuvent vraiment se permettre qu’un parent quitte le marché du travail rémunéré.

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