Je viens de lire un document intéressant de la DTCC, Euroclear et Clearstream — trois géants de l'infrastructure du marché. Ils ont lancé un avertissement sérieux concernant les titres tokenisés, et il y a vraiment de quoi réfléchir.



L'essentiel est que la tokenisation des actifs semble géniale sur le papier — négociation 24/7, règlements instantanés, utilisation efficace des garanties. Mais en pratique, nous rencontrons un problème fondamental : chaque blockchain fonctionne selon ses propres règles, utilise ses propres standards, ce qui crée un chaos.

Ces trois organisations ont publié un rapport technique où elles expliquent clairement — sans compatibilité fiable entre blockchains et système financier traditionnel, la scalabilité est tout simplement impossible. Actuellement, les actifs risquent de rester bloqués sur des réseaux isolés, ce qui entraîne des coûts opérationnels élevés et une fragmentation de la liquidité. En somme, la compatibilité devient un facteur critique.

Ce qui est intéressant, c’est que les auteurs rejettent l’idée qu’un registre unique dominant émergera. Au lieu de cela, ils voient l’avenir comme un réseau de réseaux — de multiples plateformes reliées par des standards uniformes, des passerelles et des fournisseurs réglementés. Avec cette approche, les actifs pourront circuler entre plateformes tout en conservant leur intégrité, leurs droits de propriété et leur conformité réglementaire.

En regardant la situation actuelle, je vois des dizaines de blockchains publiques et privées, chacune avec sa propre logique de contrats intelligents et sa conception de règlements. Cela complique l’intégration et augmente les risques opérationnels et réglementaires. La DTCC, Euroclear et Clearstream soulignent qu’une telle diversité sans principes communs de compatibilité pourrait entraîner un véritable cauchemar pour les transactions transfrontalières et inter-chaînes.

Concrètement, cela signifie que des obligations tokenisées pourraient être négociées sur blockchain, mais que les règlements en espèces se feraient souvent via des systèmes traditionnels, avec des dépositaires qui tiennent toujours des livres de comptes. Cet état hybride pourrait durer plusieurs années. Les auteurs estiment que la compatibilité doit couvrir non seulement les ponts techniques, mais aussi les actifs, les obligations, la reconnaissance des droits de propriété, la sécurité juridique.

Un point important — ils ne privilégient pas une seule technologie. Ils disent simplement que le problème est structurel et qu’il nécessite une coordination. Les régulateurs et les acteurs du marché doivent créer des groupes de travail sur la gouvernance, les standards et la résilience.

Honnêtement, le document ressemble à une analyse lucide de personnes qui comprennent que la tokenisation peut être révolutionnaire, mais seulement si l’industrie accepte des règles communes. Sans cela, nous risquons simplement de créer un chaos plus technologique. Face aux nombreux programmes pilotes de tokenisation de REPO et d’obligations aux États-Unis et en Europe, cette voix des grands opérateurs d’infrastructure me paraît très opportune.
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